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Similitude VI — Deux bergers, plaisir et châtiment

Cette similitude développe « Deux bergers, plaisir et châtiment ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.

Statut éditorial. Introduction d’ouvrage et introductions de toutes les unités publiées. La traduction intégrale de la Bible Savoy sera ajoutée lorsqu’elle aura achevé son propre cycle de validation.

Texte — sept restitutions

Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.

Clarté

§1.1–1.4 Hermas se réjouit des commandements, mais le Pasteur lui rappelle que la repentance n’a de sens que si elle se traduit par une nouvelle manière de vivre.

§1.5–2.4 Il lui montre un premier berger, jeune et joyeux, dont les brebis vivent dans le plaisir et l’excès. Ce berger représente, dans la parabole, l’ange du plaisir trompeur. Certains se perdent entièrement ; d’autres restent encore capables de repentance.

§2.5–3.3 Un second berger apparaît, rude et armé d’un fouet. Il représente l’ange de la punition, qui reçoit ceux qui se sont égarés dans les plaisirs.

§3.4–3.6 Hermas interprète alors pertes, maladies, instabilité et humiliations comme des formes de correction susceptibles de conduire à la repentance.

§4.1–5.4 Le Pasteur affirme que le temps du plaisir paraît court, tandis que la souffrance qui en découle paraît beaucoup plus longue, parce que la douleur imprime la mémoire plus fortement.

§5.5–5.7 Toute jouissance n’est pourtant pas mauvaise : il existe aussi une joie à faire le bien, utile aux serviteurs de Dieu et conduisant à la vie. Le problème est le plaisir qui nourrit colère, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité ou fraude et qui devient une forme d’esclavage.

Lecture

§1.1–1.4 Hermas pense : « Heureux serai-je si je marche dans ces commandements. » Le Pasteur lui répond de ne pas hésiter : les commandements sont bons et la repentance est vaine si elle ne conduit pas à marcher en eux.

§1.5–1.6 Il conduit Hermas dans une plaine et lui montre un jeune berger vêtu de couleur safran. Ses brebis semblent vivre dans le luxe, pleines d’allégresse et de bonds, et le berger lui-même est très joyeux avec elles.

§2.1 « Cet homme est l’ange du plaisir et de la tromperie. Il détourne les serviteurs de Dieu de la vérité par les désirs mauvais.

§2.2 Ils oublient les commandements du Dieu vivant et se perdent dans les tromperies et les plaisirs vains.

§2.3 Les brebis qui bondissent représentent ceux qui se sont totalement séparés de Dieu et se sont livrés aux désirs de ce monde ; dans l’image du texte, ils vont vers la mort.

§2.4 Celles qui paissent sans bondir se sont aussi livrées au plaisir, mais sans blasphémer le Seigneur : elles sont corrompues loin de la vérité, mais l’espérance de repentance demeure. »

§2.5–2.7 Un autre berger apparaît, grand, sauvage d’aspect, portant bâton noueux et grand fouet. Il prend certaines brebis et les conduit dans un terrain escarpé, épineux, où elles sont tourmentées.

§3.1–3.3 Hermas s’attriste ; le Pasteur lui dit que ce berger est « l’ange de la punition », chargé de discipliner ceux qui se sont égarés.

§3.4 Il énumère comme « épreuves de la vie » pertes, manques, maladies, instabilité, humiliations et autres souffrances.

§3.5–3.6 Ceux qui les subissent peuvent finir par reconnaître leurs mauvaises œuvres, se repentir, servir Dieu avec un cœur pur et interpréter rétrospectivement leur épreuve comme correction.

§4.1–4.4 Hermas demande si la durée de la punition correspond au temps du plaisir. Le Pasteur répond par une arithmétique symbolique : une heure de plaisir est comparée à trente jours de souffrance ; un jour à une année.

§5.1–5.4 Il explique que la jouissance oublie vite ce qu’elle fait, tandis que la souffrance marque longtemps la mémoire, d’où cette disproportion.

§5.5–5.6 Sont nuisibles les plaisirs qui alimentent irritation, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité, fraude et vices semblables.

§5.7 Mais il existe aussi des plaisirs qui sauvent : beaucoup prennent plaisir à faire le bien. Cette joie est utile et procure la vie ; les plaisirs destructeurs, s’ils persistent sans repentance, conduisent à la mort.

Proclamation

§1.1–1.4 Les commandements te réjouissent ? Qu’ils changent donc ta manière de vivre ! La repentance doit devenir une vie nouvelle.

§1.5–2.4 Il lui montre un premier berger, jeune et joyeux, dont les brebis vivent dans le plaisir et l’excès. Ce berger représente, dans la parabole, l’ange du plaisir trompeur. Certains se perdent entièrement ; d’autres restent encore capables de repentance.

§2.5–3.3 Un second berger apparaît, rude et armé d’un fouet. Il représente l’ange de la punition, qui reçoit ceux qui se sont égarés dans les plaisirs.

§3.4–3.6 Hermas interprète alors pertes, maladies, instabilité et humiliations comme des formes de correction susceptibles de conduire à la repentance. Ainsi la parabole présente ces épreuves comme une correction pouvant conduire au retour.

§4.1–5.4 Le Pasteur affirme que le temps du plaisir paraît court, tandis que la souffrance qui en découle paraît beaucoup plus longue, parce que la douleur imprime la mémoire plus fortement.

§5.5–5.7 Toute jouissance n’est pourtant pas mauvaise : il existe aussi une joie à faire le bien, utile aux serviteurs de Dieu et conduisant à la vie. Le problème est le plaisir qui nourrit colère, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité ou fraude et qui devient une forme d’esclavage.

Déployée

§1.1–1.4 Hermas se réjouit des commandements, mais le Pasteur lui rappelle que la repentance n’a de sens que si elle se traduit par une nouvelle manière de vivre.

§1.5–2.4 Il lui montre un premier berger, jeune et joyeux, dont les brebis vivent dans le plaisir et l’excès. Ce berger représente, dans la parabole, l’ange du plaisir trompeur. Certains se perdent entièrement ; d’autres restent encore capables de repentance.

§2.5–3.3 Un second berger apparaît, rude et armé d’un fouet. Il représente l’ange de la punition, qui reçoit ceux qui se sont égarés dans les plaisirs.

§3.4–3.6 Pertes, maladies, instabilité et humiliations deviennent, dans la parabole, des corrections susceptibles de conduire à la repentance.

§4.1–5.4 Le Pasteur affirme que le temps du plaisir paraît court, tandis que la souffrance qui en découle paraît beaucoup plus longue, parce que la douleur imprime la mémoire plus fortement.

§5.5–5.7 Toute jouissance n’est pourtant pas mauvaise : il existe aussi une joie à faire le bien, utile aux serviteurs de Dieu et conduisant à la vie. Le problème est le plaisir qui nourrit colère, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité ou fraude et qui devient une forme d’esclavage.

Littérale

§1.1–1.4 Hermas, assis dans sa maison, se réjouit des commandements. Le Pasteur apparaît et dit : « Pourquoi es-tu double d’âme au sujet des commandements ? Revêts la foi du Seigneur ; ils sont utiles à ceux qui doivent se repentir. Si ceux qui se repentent ne marchent pas en eux, leur repentance est vaine. »

§1.5–1.6 Il montre un jeune berger vêtu d’un vêtement couleur safran, faisant paître beaucoup de brebis qui semblaient vivre dans le luxe, se dépenser dans les plaisirs et bondir avec joie.

§2.1 « Celui-ci est l’ange du plaisir et de la tromperie ; il détruit les âmes des serviteurs de Dieu en les détournant de la vérité par les mauvais désirs.

§2.2 Ils oublient les commandements du Dieu vivant et marchent dans des tromperies et plaisirs vains.

§2.3 Les brebis joyeuses et bondissantes sont ceux qui se sont séparés de Dieu jusqu’au bout et se sont livrés aux désirs de ce siècle ; en eux il n’y a pas repentance de vie, car ils ont ajouté à leurs péchés et blasphémé le nom de Dieu.

§2.4 Celles qui ne bondissent pas mais paissent en un seul lieu sont ceux qui se sont livrés aux plaisirs et tromperies sans blasphémer le Seigneur : corrompus loin de la vérité, ils ont encore espérance de repentance.

§2.5–2.7 Un autre berger, grand et sauvage d’aspect, porte peau de chèvre, bâton dur et noueux et grand fouet. Il prend les brebis du premier berger qui s’étaient adonnées au luxe sans bondir et les jette dans un lieu escarpé, épineux et plein de tribules, où elles sont battues et tourmentées.

§3.1–3.3 Hermas s’en attriste. « Celui-ci est l’ange de la punition, dit le Pasteur, placé sur la correction ; il reçoit ceux qui se sont égarés dans les désirs et tromperies de ce siècle et les punit selon ce qu’ils méritent.

§3.4 Les épreuves sont celles de la vie : certains sont punis par pertes, manques, maladies diverses, toute instabilité, insultes d’indignes et beaucoup d’autres choses.

§3.5 Beaucoup, instables dans leurs projets, entreprennent beaucoup sans réussir et accusent le Seigneur au lieu de reconnaître leurs œuvres mauvaises.

§3.6 Lorsqu’ils sont affligés, ils sont livrés à une bonne discipline ; s’ils se repentent, leurs mauvaises œuvres montent à leur cœur et ils glorifient Dieu comme juge juste. »

§4.1–4.4 Hermas demande la durée : le Pasteur établit une proportion symbolique où une heure de plaisir vaut trente jours de tourment, et un jour de plaisir une année.

§5.1–5.4 La raison en est que plaisir et tromperie n’ont pas de mémoire, tandis que la punition et l’épreuve ont grande mémoire : ce qui fut fait en un jour peut être rappelé pendant une année de souffrance.

§5.5 Sont nuisibles les plaisirs où chacun satisfait sa propre passion : irritabilité, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité, spoliation et leurs semblables.

§5.6 Ceux qui s’y attachent subissent, dans la logique de la parabole, châtiment et épreuve.

§5.7 Mais il existe aussi des plaisirs qui sauvent : beaucoup prennent plaisir à travailler le bien. Cette joie est utile aux serviteurs de Dieu et acquiert la vie ; les plaisirs nuisibles, si l’on y persiste sans repentance, procurent la mort.

Philologique

§1.1–1.4 Hermas, assis dans sa maison, se réjouit des commandements. Le Pasteur apparaît et dit : « Pourquoi es-tu double d’âme au sujet des commandements ? Revêts la foi du Seigneur ; ils sont utiles à ceux qui doivent se repentir. Si ceux qui se repentent ne marchent pas en eux, leur repentance est vaine. »

§1.5–1.6 Il montre un jeune berger vêtu d’un vêtement couleur safran, faisant paître beaucoup de brebis qui semblaient vivre dans le luxe, se dépenser dans les plaisirs ou jouissances (τρυφή) et bondir avec joie.

§2.1 « Celui-ci est l’ange du plaisir et de la tromperie ; il détruit les âmes des serviteurs de Dieu en les détournant de la vérité par les mauvais désirs.

§2.2 Ils oublient les commandements du Dieu vivant et marchent dans des tromperies et plaisirs vains.

§2.3 Les brebis joyeuses et bondissantes sont ceux qui se sont séparés de Dieu jusqu’au bout et se sont livrés aux désirs de ce siècle ; en eux il n’y a pas repentance de vie, car ils ont ajouté à leurs péchés et blasphémé le nom de Dieu.

§2.4 Celles qui ne bondissent pas mais paissent en un seul lieu sont ceux qui se sont livrés aux plaisirs et tromperies sans blasphémer le Seigneur : corrompus loin de la vérité, ils ont encore espérance de repentance.

§2.5–2.7 Un autre berger, grand et sauvage d’aspect, porte peau de chèvre, bâton dur et noueux et grand fouet. Il prend les brebis du premier berger qui s’étaient adonnées au luxe sans bondir et les jette dans un lieu escarpé, épineux et plein de tribules, où elles sont battues et tourmentées.

§3.1–3.3 Hermas s’en attriste. « Celui-ci est l’ange de la punition, dit le Pasteur, placé sur la correction ; il reçoit ceux qui se sont égarés dans les désirs et tromperies de ce siècle et les punit selon ce qu’ils méritent.

§3.4 Les épreuves sont celles de la vie : certains sont punis par pertes, manques, maladies diverses, toute instabilité, insultes d’indignes et beaucoup d’autres choses.

§3.5 Beaucoup, instables dans leurs projets, entreprennent beaucoup sans réussir et accusent le Seigneur au lieu de reconnaître leurs œuvres mauvaises.

§3.6 Lorsqu’ils sont affligés, ils sont livrés à une bonne discipline ; s’ils se repentent, leurs mauvaises œuvres montent à leur cœur et ils glorifient Dieu comme juge juste. »

§4.1–4.4 Hermas demande la durée : le Pasteur établit une proportion symbolique où une heure de plaisir vaut trente jours de tourment, et un jour de plaisir une année.

§5.1–5.4 La raison en est que plaisir et tromperie n’ont pas de mémoire, tandis que la punition et l’épreuve ont grande mémoire : ce qui fut fait en un jour peut être rappelé pendant une année de souffrance.

§5.5 Sont nuisibles les plaisirs où chacun satisfait sa propre passion : irritabilité, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité, spoliation et leurs semblables.

§5.6 Ceux qui s’y attachent subissent, dans la logique de la parabole, châtiment et épreuve.

§5.7 Mais il existe aussi des plaisirs qui sauvent : beaucoup prennent plaisir à travailler le bien. Cette joie est utile aux serviteurs de Dieu et acquiert la vie ; les plaisirs nuisibles, si l’on y persiste sans repentance, procurent la mort.

Paraphrase

§1.1–1.4 Hermas découvre que la repentance n’est réelle que lorsqu’elle transforme la manière de vivre.

§1.5–2.4 Il lui montre un premier berger, jeune et joyeux, dont les brebis vivent dans le plaisir et l’excès. Ce berger représente, dans la parabole, l’ange du plaisir trompeur. Certains se perdent entièrement ; d’autres restent encore capables de repentance.

§2.5–3.3 Un second berger apparaît, rude et armé d’un fouet. Il représente l’ange de la punition, qui reçoit ceux qui se sont égarés dans les plaisirs.

§3.4–3.6 Hermas interprète alors pertes, maladies, instabilité et humiliations comme des formes de correction susceptibles de conduire à la repentance.

§4.1–5.4 Le Pasteur affirme que le temps du plaisir paraît court, tandis que la souffrance qui en découle paraît beaucoup plus longue, parce que la douleur imprime la mémoire plus fortement.

§5.5–5.7 Toute jouissance n’est pourtant pas mauvaise : il existe aussi une joie à faire le bien, utile aux serviteurs de Dieu et conduisant à la vie. Le problème est le plaisir qui nourrit colère, adultère, ivresse, médisance, mensonge, cupidité ou fraude et qui devient une forme d’esclavage.

Texte source

§1.1 Καθήμενος ἐν τῷ οἴκῳ μου καὶ δοξάζων τὸν κύριον περὶ πάντων ὧν ἑωράκειν καὶ συζητῶν περὶ τῶν ἐντολῶν, ὅτι καλαὶ καὶ δυναταὶ καὶ ἱλαραὶ καὶ ἔνδοξοι καὶ δυνάμεναι σῶσαι ψυχὴν ἀνθρώπου, ἔλεγον ἐν ἐμαυτῷ· Μακάριος ἔσομαι, ἐὰν ταῖς ἐντολαῖς ταύταις πορευθῶ, καὶ ὃς ἂν ταύταις πορευθῇ, μακάριος ἔσται. §1.2 ὡς ταῦτα ἐν ἐμαυτῷ ἐλάλουν, βλέπω αὐτὸν ἐξαίφνης παρακαθήμενόν μοι καὶ λέγοντα ταῦτα· Τί διψυχεῖς περὶ τῶν ἐντολῶν ὧν σοι ἐνετειλάμην; καλαί εἰσιν· ὅλως μὴ διψυχήσῃς, ἀλλ’ ἔνδυσαι τὴν πίστιν τοῦ κυρίου, καὶ ἐν αὐταῖς πορεύσῃ· ἐγὼ γάρ σε ἐνδυναμώσω ἐν αὐταῖς. §1.3 αὗται αἱ ἐντολαὶ σύμφοροί εἰσι τοῖς μέλλουσι μετανοεῖν· ἐὰν γὰρ μὴ πορευθῶσιν ἐν αὐταῖς, εἰς μάτην ἐστὶν ἡ μετάνοια αὐτῶν. §1.4 οἱ οὖν μετανοοῦντες ἀποβάλλετε τὰς πονηρίας τοῦ αἰῶνος τούτου τὰς ἐκτριβούσας ὑμᾶς· ἐνδυσάμενοι δὲ πᾶσαν ἀρετὴν δικαιοσύνης δυνήσεσθε τηρῆσαι τὰς ἐντολὰς ταύτας καὶ μηκέτι προστιθέναι ταῖς ἁμαρτίαις ὑμῶν. πορεύεσθε οὖν ταῖς ἐντολαῖς μου ταύταις, καὶ ζήσεσθε τῷ θεῷ. ταῦτα πάντα παρ’ ἐμοῦ λελάληται ὑμῖν. §1.5 καὶ μετὰ τὸ ταῦτα λαλῆσαι αὐτὸν μετ’ ἐμοῦ, λέγει μοι· Ἄγωμεν εἰς ἀγρόν, καὶ δείξω σοι τοὺς ποιμένας τῶν προβάτων. Ἄγωμεν, φημί, κύριε. καὶ ἤλθομεν εἴς τι πεδίον, καὶ δεικνύει μοι ποιμένα νεανίσκον ἐνδεδυμένον σύνθεσιν ἱματίων τῷ χρώματι κροκώδη. §1.6 ἔβοσκε δὲ πρόβατα πολλὰ λίαν, καὶ τὰ πρόβατα ταῦτα ὡσεὶ τρυφῶντα ἦν καὶ λίαν σπαταλῶντα καὶ ἱλαρὰ ἦν σκιρτῶντα ὧδε κἀκεῖσε· καὶ αὐτὸς ὁ ποιμὴν πάνυ ἱλαρὸς ἦν ἐπὶ τῷ ποιμνίῳ αὐτοῦ· καὶ αὐτὴ ἡ ἰδέα τοῦ ποιμένος ἱλαρὰ ἦν λίαν, καὶ ἐν τοῖς προβάτοις περιέτρεχε. §2.1 Καὶ λέγει μοι· Βλέπεις τὸν ποιμένα τοῦτον; Βλέπω, φημί, κύριε. Οὗτος, φησίν, ἄγγελος τρυφῆς καὶ ἀπάτης ἐστίν. οὗτος ἐκτρίβει τὰς ψυχὰς τῶν δούλων τοῦ θεοῦ καὶ καταστρέφει αὐτοὺς ἀπὸ τῆς ἀληθείας, ἀπατῶν αὐτοὺς ταῖς ἐπιθομίαις ταῖς πονηραῖς, ἐν αἷς ἀπόλλυνται. §2.2 ἐπιλανθάνονται γὰρ τῶν ἐντολῶν τοῦ θεοῦ τοῦ ζῶντος καὶ πορεύονται ἀπάταις καὶ τρυφαῖς ματαίαις καὶ ἀπόλλυνται ὑπὸ τοῦ ἀγγέλου τούτου, τινὰ μὲν εἰς θάνατον, τινὰ δὲ εἰς καταφθοράν. §2.3 λέγω αὐτῷ· Κύριε, οὐ γινώσκω ἐγώ, τί ἐστιν εἰς θάνατον καὶ τί εἰς καταφθοράν. Ἄκουε, φησίν· ἃ εἶδες πρόβατα ἱλαρὰ καὶ σκιρτῶντα, οὗτοί εἰσιν οἱ ἀπεσπασμένοι ἀπὸ τοῦ θεοῦ εἰς τέλος καὶ παραδεδωκότες ἑαυτοὺς ταῖς ἐπιθυμίαις τοῦ αἰῶνος τούτου. ἐν τούτοις οὖν μετάνοια ζωῆς οὐκ ἔστιν, ὅτι προσέθηκαν ταῖς ἁμαρτίαις αὐτῶν καὶ εἰς τὸ ὄνομα τοῦ θεοῦ ἐβλασφήμησαν. τῶν τοιούτων οὖν ὁ θάνατός ἐστιν. §2.4 ἃ δὲ εἶδες πρόβατα μὴ σκιρτῶντα, ἀλλ’ ἐν τόπῳ ἑνὶ βοσκόμενα, οὗτοί εἰσιν οἱ παραδεδωκότες μὲν ἑαυτοὺς ταῖς τρυφαῖς καὶ ἀπάταις, εἰς δὲ τὸν κύριον οὐδὲν ἐβλασφήμησαν· οὗτοι οὖν κατεφθαρμένοι εἰσὶν ἀπὸ τῆς ἀληθείας. ἐν τούτοις ἐλπίς ἐστι μετανοίας, ἐν ᾗ δύνανται ζῆσαι. ἡ καταφθορὰ οὖν ἐλπίδα ἔχει ἀνανεώσεώς τινος, ὁ δὲ θάνατος ἀπώλειαν ἔχει αἰώνιον. §2.5 πάλιν προέβην μικρόν, καὶ δεικνύει μοι ποιμένα μέγαν ὡσεὶ ἄγριον τῇ ἰδέᾳ, περικείμενον δέρμα αἴγειον λευκόν, καὶ πήραν τινὰ εἶχεν ἐπὶ τῶν ὤμων καὶ ῥάβδον σκληρὰν λίαν καὶ ὄζους ἔχουσαν καὶ μάστιγα μεγάλην· καὶ τὸ βλέμμα εἶχε περίπικρον, ὥστε φοβηθῆναί με αὐτόν· τοιοῦτον εἶχε τὸ βλέμμα. §2.6 οὗτος οὖν ὁ ποιμὴν παρελάμβανε τὰ πρόβατα ἀπὸ τοῦ ποιμένος τοῦ νεανίσκου, ἐκεῖνα τὰ σπαταλῶντα καὶ τρυφῶντα, μὴ σκιρτῶντα δέ, καὶ ἔβαλεν αὐτὰ εἴς τινα τόπον κρημνώδη καὶ ἀκανθώδη καὶ τριβολώδη, ὥστε ἀπὸ τῶν ἀκανθῶν καὶ τριβόλων μὴ δύνασθαι ἐκπλέξαι τὰ πρόβατα, ἀλλ’ ἐμπλέκεσθαι εἰς τὰς ἀκάνθας καὶ τριβόλους. §2.7 ταῦτα οὖν ἐμπεπλεγμένα ἐβόσκοντο ἐν ταῖς ἀκάνθαις καὶ τριβόλοις καὶ λίαν ἐταλαιπώρουν δαιρόμενα ὑπ’ αὐτοῦ· καὶ ὧδε κἀκεῖσε περιήλαυνεν αὐτὰ καὶ ἀνάπαυσιν αὐτοῖς οὐκ ἐδίδου, καὶ ὅλως οὐκ εὐσταθοῦσαν τὰ πρόβατα ἐκεῖνα. §3.1 Βλέπων οὖν αὐτὰ οὕτω μαστιγούμενα καὶ ταλαιπωρούμενα ἐλυπούμην ἐπ’ αὐτοῖς, ὅτι οὕτως ἐβασανίζοντο καὶ ἀνοχὴν ὅλως οὐκ εἶχον. §3.2 λέγω τῷ ποιμένι τῷ μετ’ ἐμοῦ λαλοῦντι· Κύριε, τίς ἐστιν οὗτος ὁ ποιμὴν ὁ οὕτως ἄσπλαγχνος καὶ πικρὸς καὶ ὅλως μή σπλαγχνιζόμενος ἐπὶ τὰ πρόβατα ταῦτα; Οὗτος, φησίν, ἐστὶν ὁ ἄγγελος τῆς τιμωρίας· ἐκ δὲ τῶν ἀγγέλων τῶν δικαίων ἐστί, κείμενος δὲ ἐπὶ τῆς τιμωρίας. §3.3 παραλαμβάνει οὖν τοὺς ἀποπλανωμένους ἀπὸ τοῦ θεοῦ καὶ πορευθέντας ταῖς ἐπιθυμίαις καὶ ἀπάταις τοῦ αἰῶνος τούτου καὶ τιμωρεῖ αὐτούς, καθὼς ἄξιοί εἰσι, δειναῖς καὶ ποικίλαις τιμωρίαις. §3.4 Ἤθελον, φημί, κύριε, γνῶναι τὰς ποικίλας ταύτας τιμωρίας, ποταπαί εἰσιν. Ἄκουε, φησί, τὰς ποικίλας βασάνους καὶ τιμωρίας. βιωτικαί εἰσιν αἱ βάσανοι· τιμωροῦνται γὰρ οἱ μὲν ζημίαις, οἱ δὲ ὑστερήσεσιν, οἱ δὲ ἀσθενείαις ποικίλαις, οἱ δὲ πάσῃ ἀκαταστασίᾳ, οἱ δὲ ὑβριζόμενοι ὑπὸ ἀναξίων καὶ ἑτέραις πολλαῖς πράξεσι πάσχοντες. §3.5 πολλοὶ γὰρ ἀκαταστατοῦντες ταῖς βουλαῖς αὐτῶν ἐπιβάλλονται πολλά, καὶ οὐδὲν αὐτοῖς ὅλως προχωρεῖ. καὶ λέγουσιν ἑαυτοὺς μὴ εὐοδοῦσθαι ἐν ταῖς πράξεσιν αὐτῶν, καὶ οὐκ ἀναβαίνει αὐτῶν ἐπὶ τὴν καρδίαν, ὅτι ἔπραξαν πονηρὰ ἔργα, ἀλλ’ αἰτιῶνται τὸν κύριον. §3.6 ὅταν οὖν θλιβῶσι πάσῃ θλίψει, τότε ἐμοὶ παραδίδονται εἰς ἀγαθὴν παιδείαν καὶ ἰσχυροποιοῦνται ἐν τῇ πίστει τοῦ κυρίου καὶ τὰς λοιπὰς ἡμέρας τῆς ζωῆς αὐτῶν δουλεύουσι τῷ κυρίῳ ἐν καθαρᾷ καρδίᾳ· ἐὰν δὲ μετανοήσωσι, τότε ἀναβαίνει ἐπὶ τὴν καρδίαν αὐτῶν τὰ ἔργα ἃ ἔπραξαν πονηρά, καὶ τότε δοξάζουσι τὸν θεόν, λέγοντες, ὅτι δίκαιος κριτής ἐστι καὶ δικαίως ἔπαθον ἕκαστος κατὰ τὰς πράξεις αὐτοῦ· δουλεύουσι δὲ λοιπὸν τῷ κυρίῳ ἐν καθαρᾷ καρδίᾳ αὐτῶν καὶ εὐοδοῦνται ἐν πάσῃ πράξει αὐτῶν, λαμβάνοντες παρὰ τοῦ κυρίου πάντα, ὅσα ἂν αἰτῶνται· καὶ τότε δοξάζουσι τὸν κύριον, ὅτι ἐμοὶ παρεδόθησαν, καὶ οὐκέτι οὐδὲν πάσχουσι τῶν πονηρῶν. §4.1 Λέγω αὐτῷ· Κύριε, ἔτι μοι τοῦτο δήλωσον. Τί, φησίν, ἐπιζητεῖς; Εἰ ἄρα, φημί, κύριε, τὸν αὐτὸν χρόνον βασανίζονται οἱ τρυφῶντες καὶ ἀπατώμενοι, ὅσον τρυφῶσι καὶ ἀπατῶνται; λέγει μοι· Τὸν αὐτὸν χρόνον βασανίζονται. §4.2 Ἐλάχιστον, φημί, κύριε, βασανίζονται· ἔδει γὰρ τοὺς οὕτω τρυφῶντας καὶ ἐπιλανθανομένους τοῦ θεοῦ ἑπταπλασίως βασανίζεσθαι. §4.3 λέγει μοι· Ἄφρων εἶ καὶ οὐ νοεῖς τῆς βασάνου τὴν δύναμιν. Εἰ γὰρ ἐνόουν, φημί, κύριε, οὐκ ἂν ἐπηρώτῳν, ἵνα μοι δηλώσῃς. Ἄκουε, φησίν, ἀμφοτέρων τὴν δύναμιν. §4.4 τῆς τρυφῆς καὶ ἀπάτης ὁ χρόνος ὥρα ἐστὶ μία· τῆς δὲ βασάνου ἡ ὥρα τριάκοντα ἡμερῶν δύναμιν ἔχει. ἐὰν οὖν μίαν ἡμέραν τρυφήσῃ τις καὶ ἀπατηθῇ, μίαν δὲ ἡμέραν βασανισθῇ, ὅλον ἐνιαυτὸν ἰσχύει ἡ ἡμέρα τῆς βασάνου. ὅσας οὖν ἡμέρας τρυφήσῃ τις, τοσούτους ἐνιαυτοὺς βασανίζεται. βλέπεις οὖν, φησίν, ὅτι τῆς τρυφῆς καὶ ἀπάτης ὁ χρόνος ἐλάχιστός ἐστι, τῆς δὲ τιμωρίας καὶ βασάνου πολύς. §5.1 Ἔτι, φημί, κύριε, οὐ νενόηκα ὅλως περὶ τοῦ χρόνου τῆς ἀπάτης καὶ τρυφῆς καὶ βασάνου· τηλαυγέστερόν μοι δήλωσον. §5.2 ἀποκριθείς μοι λέγει· Ἡ ἀφροσύνη σου παράμονός ἐστι, καὶ οὐ θέλεις σου τὴν καρδίαν καθαρίσαι καὶ δουλεύειν τῷ θεῷ. βλέπε, φησί, μήποτε ὁ χρόνος πληρωθῇ καὶ σὺ ἄφρων εὑρεθῇς. ἄκουε οὖν, φησί, καθὼς βούλει, ἵνα νοήσῃς αὐτά. §5.3 ὁ τρυφῶν καὶ ἀπατώμενος μίαν ἡμέραν καὶ πράσσων, ἃ βούλεται, πολλὴν ἀφροσύνην ἐνδέδυται καὶ οὐ νοεῖ τὴν πρᾶξιν, ἣν ποιεῖ· εἰς τὴν αὔριον ἐπιλανθάνεται γάρ, τί πρὸ μιᾶς ἔπραξεν· ἡ γὰρ τρυφὴ καὶ ἀπάτη μνήμας οὐκ ἔχει διὰ τὴν ἀφροσύνην, ἣν ἐνδέδυται, ἡ δὲ τιμωρία καὶ ἡ βάσανος ὅταν κολληθῇ τῷ ἀνθρώπῳ μίαν ἡμέραν, μέχρις ἐνιαυτοῦ τιμωρεῖται καὶ βασανίζεται· μνήμας γὰρ μεγάλας ἔχει ἡ τιμωρία καὶ ἡ βάσανος. §5.4 βασανιζόμενος οὖν καὶ τιμωρούμενος ὅλον τὸν ἐνιαυτόν, μνημονεύει τότε τῆς τρυφῆς καὶ ἀπάτης καὶ γινώσκει, ὅτι δι’ αὐτὰ πάσχει τὰ πονηρά. πᾶς οὖν ἄνθρωπος ὁ τρυφῶν καὶ ἀπατώμενος οὕτω βασανίζεται, ὅτι ἔχοντες ζωὴν εἰς θάνατον ἑαυτοὺς παραδεδώκασι. §5.5 Ποῖαι, φημί, κύριε, τρυφαί εἰσι βλαβεραί; Πᾶσα, φησί, πρᾶξις τρυφή ἐστι τῷ ἀνθρώπῳ, ὃ ἐὰν ἡδέως ποιῇ· καὶ γὰρ ὁ ὀξύχολος τῷ ἑαυτοῦ πάθει τὸ ἱκανὸν ποιῶν τρυφᾷ· καὶ ὁ μοιχὸς καὶ ὁ μέθυσος καὶ ὁ κατάλαλος καὶ ὁ ψεύστης καὶ ὁ πλεονέκτης καὶ ὁ ἀποστερητὴς καὶ ὁ τούτοις τὰ ὅμοια ποιῶν τῇ ἰδίᾳ νόσῳ τὸ ἱκανὸν ποιεῖ· τρυφᾷ οὖν ἐπὶ τῇ πράξει αὐτοῦ. §5.6 αὗται πᾶσαι αἱ τρυφαὶ βλαβεραί εἰσι τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ. διὰ ταύτας οὖν τὰς ἀπάτας πάσχουσιν οἱ τιμωρούμενοι καὶ βασανιζόμενοι. §5.7 εἰσὶν δὲ καὶ τρυφαὶ σώζουσαι τοὺς ἀνθρώπους· πολλοὶ γὰρ ἀγαθὸν ἐργαζόμενοι τρυφῶσι τῇ ἑαυτῶν ἡδονῇ φερόμενοι. αὕτη οὖν ἡ τρυφὴ σύμφορός ἐστι τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ καὶ ζωὴν περιποιεῖται τῷ ἀνθρώπῳ τῷ τοιούτῳ· αἱ δὲ βλαβεραὶ τρυφαὶ αἱ προειρημέναι βασάνους καὶ τιμωρίας αὐτοῖς περιποιοῦνται· ἐὰν δὲ ἐπιμένωσι καὶ μὴ μετανοήσωσι, θάνατον ἑαυτοῖς περιποιοῦνται.

Notes textuelles

Architecture de l’ouvrage

Introductions des unités

Approfondir : composition, transmission et réception

Témoin de travail

méthodologique

Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-similitudes/source/registry.json

Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.

Bibliographie de travail

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