Bibliothèque ancienne
Similitude III — Arbres d’hiver et indistinction présente
Cette similitude développe « Arbres d’hiver et indistinction présente ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1.1 Le Pasteur montre à Hermas beaucoup d’arbres sans feuilles, qui semblent tous secs. Ils représentent les habitants de ce monde.
§1.2 Pourquoi semblent-ils identiques ? Parce que, dans le monde présent, il n’est pas toujours possible de distinguer clairement les justes des pécheurs. Ce monde est comme un hiver pour les justes.
§1.3 En hiver, les arbres vivants et les arbres secs se ressemblent lorsqu’ils ont perdu leurs feuilles ; de même, la réalité intérieure des personnes n’est pas toujours visible maintenant.
Lecture
§1.1 Le Pasteur montre à Hermas de nombreux arbres sans feuilles : « Vois-tu ces arbres ? » — « Je les vois, Seigneur : ils se ressemblent et paraissent secs. » — « Ces arbres sont les habitants du monde présent.
§1.2 — Pourquoi sont-ils secs et semblables ? — Parce que, dans ce monde, ni les justes ni les pécheurs ne se manifestent encore clairement ; ils paraissent semblables. Ce monde est un hiver pour les justes, et leur véritable état ne se voit pas tandis qu’ils vivent au milieu des pécheurs.
§1.3 Comme en hiver les arbres qui ont perdu leurs feuilles se ressemblent et qu’on distingue mal lesquels sont secs et lesquels sont vivants, ainsi dans ce monde ni les justes ni les pécheurs ne sont encore pleinement manifestés. »
Proclamation
§1.1 En hiver, les arbres se ressemblent.
§1.2 Le vivant et le sec peuvent porter la même apparence.
§1.3 Ainsi, dit Hermas, le monde présent ne révèle pas encore tout ce que chacun est. Ne juge pas seulement l’arbre à l’hiver.
Déployée
§1.1 Le Pasteur montre à Hermas beaucoup d’arbres sans feuilles, qui semblent tous secs. Ils représentent les habitants de ce monde : l’hiver rend encore leur valeur réelle invisible.
§1.2 Pourquoi semblent-ils identiques ? Parce que, dans le monde présent, il n’est pas toujours possible de distinguer clairement les justes des pécheurs. Ce monde est comme un hiver pour les justes.
§1.3 En hiver, les arbres vivants et les arbres secs se ressemblent lorsqu’ils ont perdu leurs feuilles ; de même, la réalité intérieure des personnes n’est pas toujours visible maintenant.
Littérale
§1.1 Il me montra beaucoup d’arbres n’ayant pas de feuilles mais qui me semblaient comme secs ; car tous étaient semblables. Il dit : « Vois-tu ces arbres ? » — « Je les vois, Seigneur, étant semblables et secs. » — « Ces arbres que tu vois sont ceux qui habitent dans ce siècle.
§1.2 — Pourquoi donc, Seigneur, sont-ils comme secs et semblables ? — Parce que ni les justes ni les pécheurs ne se voient dans ce siècle, mais ils sont semblables ; car ce siècle est hiver pour les justes, et ils ne se voient pas en habitant avec les pécheurs.
§1.3 De même qu’en hiver les arbres ayant rejeté leurs feuilles sont semblables et qu’on ne voit pas lesquels sont secs ou vivants, ainsi dans ce siècle ni les justes ni les pécheurs ne se voient, mais tous sont semblables. »
Philologique
§1.1 Il me montra beaucoup d’arbres n’ayant pas de feuilles mais qui me semblaient comme secs ; car tous étaient semblables. Il dit : « Vois-tu ces arbres ? » — « Je les vois, Seigneur, étant semblables et secs. » — « Ces arbres que tu vois sont ceux qui habitent dans ce siècle.
§1.2 — Pourquoi donc, Seigneur, sont-ils comme secs et semblables ? — Parce que ni les justes ni les pécheurs ne se voient dans ce siècle, mais ils sont semblables ; car ce siècle est hiver (χειμών) pour les justes, et ils ne se voient pas en habitant avec les pécheurs.
§1.3 De même qu’en hiver les arbres ayant rejeté leurs feuilles sont semblables et qu’on ne voit pas lesquels sont secs ou vivants, ainsi dans ce siècle ni les justes ni les pécheurs ne se voient, mais tous sont semblables. »
Paraphrase
§1.1–1.3 En hiver, un arbre vivant peut ressembler à un arbre mort. Il n’a plus ses feuilles, pas encore ses fruits. Hermas dit que la vie présente ressemble parfois à cette saison : on ne voit pas toujours ce qu’une personne porte réellement. Il faut donc se méfier des jugements trop rapides fondés sur l’apparence du moment.
Texte source
§1.1 Ἔδειξέ μοι δένδρα πολλὰ μὴ ἔχοντα φύλλα, ἀλλ’ ὡσεὶ ξηρὰ ἐδόκει μοι εἶναι· ὅμοια γὰρ ἦν πάντα. καὶ λέγει μοι· Βλέπεις τὰ δένδρα ταῦτα; Βλέπω, φημί, κύριε, ὅμοια ὄντα καὶ ξηρά. ἀποκριθείς μοι λέγει· Ταῦτα τὰ δένδρα, ἃ βλέπεις, οἱ κατοικοῦντές εἰσιν ἐν τῷ αἰῶνι τούτῳ. §1.2 Διατί οὖν, φημί, κύριε, ὡσεὶ ξηρά εἰσι καὶ ὅμοια; Ὅτι, φησίν, οὔτε οἱ δίκαιοι φαίνονται οὔτε οἱ ἁμαρτωλοὶ ἐν τῷ αἰῶνι τούτῳ, ἀλλ’ ὅμοιοί εἰσιν· ὁ γὰρ αἰὼν οὗτος τοῖς δικαίοις χειμών ἐστι, καὶ οὐ φαίνονται μετὰ τῶν ἁμαρτωλῶν κατοικοῦντες. §1.3 ὥσπερ γὰρ ἐν τῷ χειμῶνι τὰ δένδρα ἀποβεβληκότα τὰ φύλλα ὅμοιά εἰσι καὶ οὐ φαίνονται τὰ ξηρὰ ποῖά εἰσιν ἢ τὰ ζῶντα, οὕτως ἐν τῷ αἰῶνι τούτῳ οὐ φαίνονται οὔτε οἱ δίκαιοι οὔτε οἱ ἁμαρτωλοί, ἀλλὰ πάντες ὅμοιοί εἰσιν.
Notes textuelles
- Hermas, Similitude III — l’hiver signifie l’opacité du temps présent ; la comparaison ne nie pas les différences morales mais affirme qu’elles ne sont pas toujours visibles.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-similitudes/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.