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Similitude I — Vivre comme étranger dans la cité présente

Cette similitude développe « Vivre comme étranger dans la cité présente ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.

Statut éditorial. Introduction d’ouvrage et introductions de toutes les unités publiées. La traduction intégrale de la Bible Savoy sera ajoutée lorsqu’elle aura achevé son propre cycle de validation.

Texte — sept restitutions

Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.

Clarté

§1.1 Le Pasteur rappelle aux serviteurs de Dieu qu’ils vivent comme des étrangers dans ce monde et que leur véritable cité est ailleurs. Pourquoi, demande-t-il, accumuler ici terres, bâtiments et possessions comme si l’on devait y demeurer toujours ?

§1.2–1.5 Celui qui attache toute sa vie aux biens de cette cité risque d’oublier la loi de sa propre cité. Or les possessions restent sous le pouvoir d’un autre et peuvent être perdues.

§1.6 Il faut donc se contenter du nécessaire et rester prêt à partir.

§1.7 Servez Dieu en vous souvenant de ses commandements et de ses promesses.

§1.8 Au lieu d’acheter toujours plus de terres, « achetez » symboliquement les personnes affligées : visitez veuves et orphelins et consacrez vos ressources à ceux qui souffrent.

§1.9 Dieu vous a donné des biens pour accomplir ce service.

§1.10 Le vrai luxe, selon cette parabole, n’est pas celui des nations mais celui qui se transforme en joie par le bien accompli.

§1.11 Ne convoite pas ce qui appartient à autrui ; accomplis ton propre travail et tu seras sauvé.

Lecture

§1.1 « Vous savez que vous habitez sur une terre étrangère, vous les serviteurs de Dieu : votre cité est loin de celle-ci. Si vous connaissez la cité où vous devez habiter, pourquoi préparez-vous ici des terres, des installations coûteuses, des constructions et des demeures inutiles ?

§1.2 Celui qui prépare tout pour cette cité devient incapable de revenir vers la sienne.

§1.3 Ne comprends-tu pas que ces choses appartiennent à un autre et sont sous le pouvoir d’un autre ? Le maître de cette ville peut te dire : “Sors de ma ville, car tu ne suis pas mes lois.”

§1.4 Que feras-tu alors de tes terres, maisons et autres possessions ?

§1.5 Vas-tu renier la loi de ta propre cité à cause de tes biens d’ici ? Prends garde : si tu renies ta loi, tu risques d’être exclu de ta propre cité.

§1.6 Puisque tu habites comme étranger, ne prépare pour toi que ce qui suffit ; sois prêt à partir quand le maître de cette cité le demandera et à retourner joyeusement dans la tienne.

§1.7 Vous qui servez le Seigneur, faites les œuvres de Dieu, souvenez-vous de ses commandements et de ses promesses.

§1.8 Au lieu de terres, acquérez les âmes des affligés selon vos moyens ; visitez veuves et orphelins, ne les négligez pas, et dépensez pour de tels champs et de telles maisons les richesses reçues de Dieu.

§1.9 C’est pour cela que le Maître vous a enrichis : afin que vous accomplissiez ces services.

§1.10 Voilà le luxe bon et saint, sans tristesse ni peur mais plein de joie.

§1.11 Pratiquez ce luxe-là ; ne falsifiez pas, ne touchez pas au bien d’autrui, ne le convoitez pas. Fais ton propre travail et tu seras sauvé. »

Proclamation

§1.1 Vous êtes voyageurs dans une ville qui n’est pas la vôtre. Alors pourquoi vivre comme si vos murs, vos terres et vos biens étaient éternels ?

§1.2–1.5 Tout ce que vous accumulez ici peut vous retenir loin de votre véritable patrie.

§1.6 Prenez ce qui suffit. Restez libres de partir.

§1.7 Gardez les commandements et les promesses de Dieu.

§1.8 Achetez d’autres champs : soulagez ceux qui souffrent, visitez veuves et orphelins, transformez vos biens en service.

§1.9 C’est pour cela que la richesse vous a été confiée.

§1.10 Voilà le luxe saint : celui qui devient joie pour autrui.

§1.11 Ne convoitez pas ce qui n’est pas à vous. Faites le bien qui vous appartient.

Déployée

§1.1 Le Pasteur rappelle aux serviteurs de Dieu qu’ils vivent comme des étrangers dans ce monde et que leur véritable cité est ailleurs. Pourquoi, demande-t-il, accumuler ici terres, bâtiments et possessions comme si l’on devait y demeurer toujours ?

§1.2–1.5 Celui qui attache toute sa vie aux biens de cette cité risque d’oublier la loi de sa propre cité. Or les possessions restent sous le pouvoir d’un autre et peuvent être perdues.

§1.6 Il faut donc se contenter du nécessaire et rester prêt à partir.

§1.7 Servez Dieu en vous souvenant de ses commandements et de ses promesses.

§1.8 Au lieu d’acheter toujours plus de terres, « achetez » symboliquement les personnes affligées, c’est-à-dire secourez-les concrètement : visitez veuves et orphelins et consacrez vos ressources à ceux qui souffrent.

§1.9 Dieu vous a donné des biens pour accomplir ce service.

§1.10 Le vrai luxe, selon cette parabole, n’est pas celui des nations mais celui qui se transforme en joie par le bien accompli.

§1.11 Ne convoite pas ce qui appartient à autrui ; accomplis ton propre travail et tu seras sauvé.

Littérale

§1.1 « Vous savez, dit-il, que vous habitez sur une terre étrangère, vous les serviteurs de Dieu ; car votre cité est loin de cette cité. Si donc vous connaissez votre cité dans laquelle vous devez habiter, pourquoi ici préparez-vous pour vous des champs, des dispositions coûteuses, des constructions et des habitations vaines ?

§1.2 Celui donc qui prépare ces choses pour cette cité ne peut revenir dans sa propre cité.

§1.3 Homme insensé, double d’âme et misérable, ne comprends-tu pas que toutes ces choses sont étrangères et sous le pouvoir d’un autre ? Le seigneur de cette cité dira : Je ne veux pas que tu habites dans ma cité ; sors-en, car tu n’uses pas de mes lois.

§1.4 Toi donc qui as champs, demeures et beaucoup d’autres possessions, quand tu seras chassé, que feras-tu de ton champ, de ta maison et de tout ce que tu as préparé ?

§1.5 Que vas-tu faire, ayant une loi dans ta cité ? À cause de tes champs et de tes possessions renieras-tu entièrement ta loi pour marcher selon celle de cette cité ? Prends garde qu’il ne te soit sans profit de renier ta loi.

§1.6 Toi donc, comme habitant sur une terre étrangère, ne prépare rien de plus que la suffisance qui te suffit, et sois prêt à sortir de cette cité pour aller dans la tienne et user de ta loi sans outrage, avec allégresse.

§1.7 Vous donc qui servez le Seigneur, travaillez les œuvres de Dieu, vous souvenant de ses commandements et promesses.

§1.8 Au lieu de champs, achetez des âmes affligées selon la puissance de chacun ; visitez veuves et orphelins, ne les négligez pas, et dépensez votre richesse et toutes vos dispositions pour de tels champs et maisons, que vous avez reçus de Dieu.

§1.9 Car pour cela le Maître vous a enrichis, afin que vous accomplissiez ces services.

§1.10 Ce luxe est bon et saint, n’ayant ni tristesse ni peur mais joie. Ne pratiquez donc pas le luxe des nations.

§1.11 Pratiquez votre propre luxe, dans lequel vous pouvez vous réjouir ; ne falsifiez pas, ne touchez pas ce qui est étranger, ne le convoitez pas. Travaille ton propre travail et tu seras sauvé. »

Philologique

§1.1 « Vous savez, dit-il, que vous habitez sur une terre étrangère, vous les serviteurs de Dieu ; car votre cité est loin de cette cité. Si donc vous connaissez votre cité dans laquelle vous devez habiter, pourquoi ici préparez-vous pour vous des champs, des dispositions coûteuses, des constructions et des habitations vaines ?

§1.2 Celui donc qui prépare ces choses pour cette cité ne peut revenir dans sa propre cité.

§1.3 Homme insensé, double d’âme et misérable, ne comprends-tu pas que toutes ces choses sont étrangères et sous le pouvoir d’un autre ? Le seigneur de cette cité dira : Je ne veux pas que tu habites dans ma cité ; sors-en, car tu n’uses pas de mes lois.

§1.4 Toi donc qui as champs, demeures et beaucoup d’autres possessions, quand tu seras chassé, que feras-tu de ton champ, de ta maison et de tout ce que tu as préparé ?

§1.5 Que vas-tu faire, ayant une loi dans ta cité ? À cause de tes champs et de tes possessions renieras-tu entièrement ta loi pour marcher selon celle de cette cité ? Prends garde qu’il ne te soit sans profit de renier ta loi.

§1.6 Toi donc, comme habitant sur une terre étrangère, ne prépare rien de plus que la suffisance qui te suffit, et sois prêt à sortir de cette cité pour aller dans la tienne et user de ta loi sans outrage, avec allégresse.

§1.7 Vous donc qui servez le Seigneur, travaillez les œuvres de Dieu, vous souvenant de ses commandements et promesses.

§1.8 Au lieu de champs, achetez des âmes affligées (ἀγοράζετε ψυχὰς θλιβομένας) selon la puissance de chacun ; visitez veuves et orphelins, ne les négligez pas, et dépensez votre richesse et toutes vos dispositions pour de tels champs et maisons, que vous avez reçus de Dieu.

§1.9 Car pour cela le Maître vous a enrichis, afin que vous accomplissiez ces services.

§1.10 Ce luxe est bon et saint, n’ayant ni tristesse ni peur mais joie. Ne pratiquez donc pas le luxe des nations.

§1.11 Pratiquez votre propre luxe, dans lequel vous pouvez vous réjouir ; ne falsifiez pas, ne touchez pas ce qui est étranger, ne le convoitez pas. Travaille ton propre travail et tu seras sauvé. »

Paraphrase

§1.1–1.6 Tu vis dans un monde où rien de ce que tu possèdes n’est absolument garanti. Si toute ton identité dépend de tes terres, de tes bâtiments et de ton confort, tu deviens prisonnier de ce que tu croyais posséder. Hermas te demande de vivre avec assez de liberté pour ne pas confondre le provisoire avec l’essentiel.

§1.7–1.10 Et si tu as des ressources, donne-leur une destination qui te survivra : aide les personnes en détresse, les veuves, les orphelins. C’est là le meilleur investissement, et même le meilleur « luxe ».

§1.11 Ne convoite pas ce qui appartient aux autres. Utilise ce qui t’a été confié pour construire du bien autour de toi.

Texte source

§1.1 Λέγει μοι· Οἴδατε, φησίν, ὅτι ἐπὶ ξένης κατοικεῖτε ὑμεῖς οἱ δοῦλοι τοῦ θεοῦ· ἡ γὰρ πόλις ὑμῶν μακράν ἐστιν ἀπὸ τῆς πόλεως ταύτης· εἰ οὖν οἴδατε, φησί, τὴν πόλιν ὑμῶν, ἐν ᾗ μέλλετε κατοικεῖν, τί ὧδε ὑμεῖς ἑτοιμάζετε ἀγροὺς καὶ παρατάξεις πολυτελεῖς καὶ οἰκοδομὰς καὶ οἰκήματα μάταια; §1.2 ταῦτα οὖν ὁ ἑτοιμάζων εἰς ταύτην τὴν πόλιν οὐ δύναται ἐπανακάμψαι εἰς τὴν ἰδίαν πόλιν. §1.3 ἄφρον καὶ δίψυχε καὶ ταλαίπωρε ἄνθρωπε, οὐ νοεῖς, ὅτι ταῦτα πάντα ἀλλότριά εἰσι καὶ ὑπ’ ἐξουσίαν ἑτέρου εἰσίν; ἐρεῖ γὰρ ὁ κύριος τῆς πόλεως ταύτης· Οὐ θέλω σε κατοικεῖν εἰς τὴν πόλιν μου, ἀλλ’ ἔξελθε ἐκ τῆς πόλεως ταύτης, ὅτι τοῖς νόμοις μου οὐ χρᾶσαι. §1.4 σὺ οὖν ἔχων ἀγροὺς καὶ οἰκήσεις καὶ ἑτέρας ὑπάρξεις πολλάς, ἐκβαλλόμενος ὑπ’ αὐτοῦ τί ποιήσεις σου τὸν ἀγρὸν καὶ τὴν οἰκίαν καὶ τὰ λοιπά, ὅσα ἡτοίμασας σεαυτῷ; λέγει γάρ σοι δικαίως ὁ κύριος τῆς χώρας ταύτης· Ἢ τοῖς νόμοις μου χρῶ ἢ ἐκχώρει ἐκ τῆς χώρας μου. §1.5 σὺ οὖν τί μέλλεις ποιεῖν, ἔχων νόμον ἐν τῇ σῇ πόλει; ἕνεκεν τῶν ἀγρῶν σου καὶ τῆς λοιπῆς ὑπάρξεως τὸν νόμον σου πάντως ἀπαρνήσῃ καὶ πορεύσῃ τῷ νόμῳ τῆς πόλεως ταύτης; βλέπε, μὴ ἀσύμφορόν ἐστιν ἀπαρνῆσαι τὸν νόμον σου· ἐὰν γὰρ ἐπανακάμψαι θελήσῃς εἰς τὴν πόλιν σου, οὐ μὴ παραδεχθήσῃ, ὅτι ἀπηρνήσω τὸν νόμον τῆς πόλεώς σου, καὶ ἐκκλεισθήσῃ ἀπ’ αὐτῆς. §1.6 βλέπε οὖν σύ· ὡς ἐπὶ ξένης κατοικῶν μηδὲν πλέον ἑτοίμαζε σεαυτῷ εἰ μὴ τὴν αὐτάρκειαν τὴν ἀρκετήν σοι, καὶ ἕτοιμος γίνου, ἵνα, ὅταν θέλῃ ὁ δεσπότης τῆς πόλεως ταύτης ἐκβαλεῖν σε ἀντιταξάμενον τῷ νόμῳ αὐτοῦ, ἐξέλθῃς ἐκ τῆς πόλεως αὐτοῦ καὶ ἀπέλθῃς ἐν τῇ πόλει σου καὶ τῷ σῷ νόμῳ χρήσῃ ἀνυβρίστως ἀγαλλιώμενος. §1.7 βλέπετε οὖν ὑμεῖς οἱ δουλεύοντες τῷ κυρίῳ καὶ ἔχοντες αὐτὸν εἰς τὴν καρδίαν· ἐργάζεσθε τὰ ἔργα τοῦ θεοῦ μνημονεύοντες τῶν ἐντολῶν αὐτοῦ καὶ τῶν ἐπαγγελιῶν ὧν ἐπηγγείλατο, καὶ πιστεύσατε αὐτῷ, ὅτι ποιήσει αὐτάς, ἐὰν αἱ ἐντολαὶ αὐτοῦ φυλαχθῶσιν. §1.8 ἀντὶ ἀγρῶν οὖν ἀγοράζετε ψυχὰς θλιβομένας, καθά τις δυνατός ἐστι, καὶ χήρας καὶ ὀρφανοὺς ἐπισκέπτεσθε καὶ μὴ παραβλέπετε αὐτούς, καὶ τὸν πλοῦτον ὑμῶν καὶ τὰς παρατάξεις πάσας εἰς τοιούτους ἀγροὺς καὶ οἰκίας δαπανᾶτε, ἃς ἐλάβετε παρὰ τοῦ θεοῦ. §1.9 εἰς τοῦτο γὰρ ἐπλούτισεν ὑμᾶς ὁ δεσπότης, ἵνα ταύτας τὰς διακονίας τελέσητε αὐτῷ· πολὺ βέλτιόν ἐστι τοιούτους ἀγροὺς ἀγοράζειν καὶ κτήματα καὶ οἴκους, οὓς εὑρήσεις ἐν τῇ πόλει σου, ὅταν ἐπιδημήσῃς εἰς αὐτήν. §1.10 αὕτη ἡ πολυτέλεια καλὴ καὶ ἱερά, λύπην μὴ ἔχουσα μηδὲ φόβον, ἔχουσα δὲ χαράν. τὴν οὖν πολυτέλειαν τῶν ἐθνῶν μὴ πράσσετε· ἀσύμφορον γάρ ἐστιν ὑμῖν τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ. §1.11 τὴν δὲ ἰδίαν πολυτέλειαν πράσσετε, ἐν ᾗ δύνασθε χαρῆναι, καὶ μὴ παραχαράσσετε μηδὲ τοῦ ἀλλοτρίου ἅψησθε μηδὲ ἐπιθυμεῖτε αὐτοῦ· πονηρὸν γάρ ἐστιν ἀλλοτρίων ἐπιθυμεῖν. τὸ δὲ σὸν ἔργον ἐργάζου, καὶ σωθήσῃ.

Notes textuelles

Architecture de l’ouvrage

Introductions des unités

Approfondir : composition, transmission et réception

Témoin de travail

méthodologique

Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-similitudes/source/registry.json

Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.

Bibliographie de travail

Passerelles

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Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

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