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Mandat IV — Chasteté, mariage, adultère et repentance
Cette mandat développe « Chasteté, mariage, adultère et repentance ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1.1 Le Pasteur commande à Hermas de garder la pureté et de ne pas nourrir dans son cœur le désir d’une autre femme ni aucune pensée sexuelle mauvaise. Se souvenir fidèlement de sa propre épouse le gardera de l’égarement.
§1.2 Entretenir volontairement de telles pensées est déjà, dans la logique du texte, un péché grave ; passer à l’acte conduit à la mort spirituelle.
§1.3 Là où demeure une conduite digne, l’injustice ne doit pas prendre possession du cœur.
§1.4 Hermas demande alors ce qu’un mari doit faire s’il découvre que son épouse croyante commet l’adultère.
§1.5 Tant qu’il l’ignore, répond le Pasteur, il n’est pas coupable. Mais s’il le sait, qu’elle refuse de se repentir et persiste dans l’adultère, continuer la vie commune le rend participant de son péché.
§1.6 Il doit alors se séparer d’elle et demeurer seul ; s’il se remarie après l’avoir renvoyée, il est lui aussi qualifié d’adultère.
§1.7 Hermas demande ce qu’il faut faire si l’épouse se repent ensuite et veut revenir.
§1.8 Le Pasteur répond que le mari doit l’accueillir ; la refuser serait pour lui un grave péché. Il ajoute que, pour les serviteurs de Dieu, la repentance est « une » et que cette même règle vaut pour l’homme comme pour la femme.
§1.9 L’adultère désigne ensuite aussi d’autres formes de compromission avec les pratiques païennes : persister sans repentance impose aussi de prendre ses distances.
§1.10 Cette séparation vise précisément à laisser ouverte la possibilité du repentir.
§1.11 Le Pasteur précise qu’il ne cherche pas à encourager la faute, mais à empêcher qu’elle continue ; Dieu seul peut guérir le péché déjà commis.
§2.1 Hermas demande encore des éclaircissements, reconnaissant son manque d’intelligence.
§2.2 Le Pasteur répond que la repentance est déjà une grande intelligence : reconnaître le mal commis, le porter dans son cœur, cesser de le faire, pratiquer abondamment le bien, s’humilier et prendre au sérieux sa faute.
§2.3 Hermas explique qu’il veut connaître les œuvres qui conduisent à la vie, car ses fautes sont nombreuses.
§2.4 Le Pasteur lui répond : garder les commandements et marcher en eux conduit à la vie.
§3.1 Hermas rapporte avoir entendu certains maîtres dire qu’il n’existe pas d’autre repentance que celle liée au baptême, lorsque les péchés antérieurs sont remis.
§3.2 Le Pasteur confirme que tel est l’idéal : celui qui a reçu le pardon ne devrait plus pécher, mais vivre dans la pureté.
§3.3–3.5 Il explique toutefois qu’en raison de la faiblesse humaine, le Seigneur a accordé aux croyants déjà appelés une possibilité de repentance et a confié au Pasteur cette mission.
§3.6 Après cet appel, celui qui tombe sous l’épreuve dispose d’« une repentance » ; mais vivre dans un cycle permanent de faute et de repentir est présenté comme spirituellement ruineux.
§3.7 Hermas se sent rendu à la vie par cet enseignement ; le Pasteur l’assure que ceux qui agissent ainsi seront sauvés.
§4.1 Hermas demande enfin si un veuf ou une veuve pèche en se remariant.
§4.2 Le Pasteur répond que non ; demeurer seul peut être tenu pour plus honorable, mais le remariage n’est pas un péché.
§4.3–4.4 Il conclut : garde pureté et dignité ; le pardon des fautes passées est offert à ceux qui gardent ces commandements et marchent désormais dans cette pureté.
Lecture
§1.1 « Je te commande de garder la pureté, dit le Pasteur. Qu’aucune pensée au sujet d’une femme qui n’est pas la tienne, d’une relation sexuelle illicite ou d’une conduite semblable ne monte dans ton cœur. Souviens-toi toujours de ta propre épouse, et tu ne t’égareras pas. »
§1.2 « Si une telle pensée prend place dans ton cœur, tu t’égares ; si tu accomplis l’acte mauvais, tu te donnes à toi-même la mort. »
§1.3 « Garde-toi donc de cette pensée : là où habite la dignité, l’injustice ne doit pas monter au cœur du juste. »
§1.4 Hermas demande : « Si un homme a une épouse croyante et la trouve dans l’adultère, pèche-t-il en continuant à vivre avec elle ? »
§1.5 « Tant qu’il l’ignore, non. Mais s’il connaît sa faute, qu’elle ne se repent pas et persiste dans son adultère, alors, s’il continue à vivre avec elle, il devient participant de sa faute. »
§1.6 « Que doit-il donc faire ? » — « Qu’il se sépare d’elle et demeure seul. S’il la renvoie puis épouse une autre femme, lui aussi commet l’adultère. »
§1.7 « Et si, après la séparation, elle se repent et veut revenir à son mari ? »
§1.8 « Il doit la recevoir. S’il refuse celle qui a péché mais se repent, il attire sur lui un grand péché. Il faut accueillir le pécheur qui se repent. La repentance, pour les serviteurs de Dieu, est une ; et cette règle vaut pareillement pour la femme et pour l’homme. »
§1.9 « L’adultère ne consiste pas seulement à souiller son corps : celui qui adopte les pratiques idolâtres des nations commet lui aussi une infidélité. Si quelqu’un persiste dans de telles œuvres sans se repentir, ne partage pas sa vie, de peur de devenir participant de son péché. »
§1.10 « Voilà pourquoi il vous est demandé de demeurer seuls, homme ou femme : dans de telles situations, une repentance peut encore avoir lieu. »
§1.11 « Je ne donne pas ici un prétexte pour recommencer la faute, mais une voie afin que celui qui a péché cesse de pécher. Quant à sa faute passée, il y en a un qui peut donner la guérison : celui qui détient tout pouvoir. »
§2.1 Hermas demande encore à être instruit, confessant son incompréhension.
§2.2 « Je suis chargé de la repentance, répond le Pasteur, et je donne intelligence à ceux qui se repentent. Se repentir est déjà une grande intelligence : le pécheur comprend qu’il a fait le mal devant le Seigneur, se rappelle son acte, se repent, cesse de faire le mal, accomplit abondamment le bien, humilie son âme et éprouve du chagrin d’avoir péché. »
§2.3 Hermas veut donc connaître avec précision les œuvres par lesquelles il pourra vivre.
§2.4 « Tu vivras si tu gardes mes commandements et marches en eux ; quiconque les entend et les garde vivra pour Dieu. »
§3.1 Hermas rapporte un enseignement selon lequel il n’existerait qu’une repentance : celle du baptême, où les péchés antérieurs sont remis.
§3.2 « Tu as bien entendu : celui qui a reçu le pardon ne devrait plus pécher, mais demeurer dans la pureté. »
§3.3–3.5 Le Pasteur ajoute pourtant que le Seigneur, connaissant la faiblesse humaine et les ruses du diable, a accordé une possibilité de repentance à ceux qui avaient été appelés auparavant ; cette mission lui a été confiée.
§3.6 « Après le grand et saint appel, si quelqu’un tombe sous l’épreuve du diable, il a une repentance. Mais celui qui recommence sans cesse à pécher puis à se repentir se met dans une situation sans profit et vivra difficilement. »
§3.7 Hermas se réjouit de cette parole d’espérance.
§4.1 Il demande encore ce qu’il en est d’un veuf ou d’une veuve qui se remarie.
§4.2 « Il ne pèche pas. S’il demeure seul, il acquiert un honneur plus grand devant le Seigneur ; mais s’il se remarie, il ne pèche pas. »
§4.3–4.4 « Garde donc pureté et dignité. Les fautes antérieures seront pardonnées si vous gardez ces commandements et marchez dans cette pureté. »
Proclamation
§1.1 Garde la pureté. Ne laisse pas le désir d’une autre prendre possession de ton cœur.
§1.2 Une pensée volontairement nourrie ouvre la voie au péché ; l’acte accompli conduit à la mort.
§1.3 Là où demeure la dignité, l’injustice n’a pas à régner.
§1.4–1.8 Hermas demande : « Que faire devant l’adultère ? » Le Pasteur répond : ne partage pas volontairement une infidélité persistante ; sépare-toi si l’autre refuse toute repentance, mais demeure prêt à accueillir celui ou celle qui revient vraiment. La séparation n’est pas ici une permission de remplacer l’autre : la porte de la repentance doit rester ouverte.
§1.9–1.11 L’infidélité peut aussi prendre la forme d’une compromission avec l’idolâtrie. Le but n’est pas de donner un prétexte au péché, mais de l’arrêter. Dieu seul guérit ce qui a été commis.
§2.1–2.4 Qu’est-ce que se repentir ? Reconnaître le mal, s’en souvenir avec vérité, cesser de le faire, pratiquer le bien, s’humilier et marcher dans les commandements : voilà l’intelligence qui conduit à la vie.
§3.1–3.7 Le baptême remet les fautes passées et appelle à une vie nouvelle. Pourtant Dieu connaît la faiblesse humaine : une porte de repentance demeure pour celui qui tombe. Mais on ne peut transformer la repentance en cycle confortable de faute répétée.
§4.1–4.4 Le remariage après la mort du conjoint n’est pas déclaré péché. Demeurer seul peut être honoré, mais celui qui se remarie n’est pas condamné. Garde pureté et dignité : le pardon est offert à celui qui marche désormais dans cette voie.
Déployée
§1.1 Le Pasteur commande à Hermas de garder la pureté et de ne pas nourrir dans son cœur le désir d’une autre femme ni aucune pensée sexuelle mauvaise. Se souvenir fidèlement de sa propre épouse le gardera de l’égarement.
§1.2 Entretenir volontairement de telles pensées est déjà, dans la logique du texte, un péché grave ; passer à l’acte conduit à la mort spirituelle.
§1.3 Là où demeure une conduite digne, l’injustice ne doit pas prendre possession du cœur.
§1.4 Hermas demande alors ce qu’un mari doit faire s’il découvre que son épouse croyante commet l’adultère.
§1.5 Tant qu’il l’ignore, répond le Pasteur, il n’est pas coupable. Mais s’il le sait, qu’elle refuse de se repentir et persiste dans l’adultère, continuer la vie commune le rend participant de son péché.
§1.6 Il doit alors se séparer d’elle et demeurer seul ; s’il se remarie après l’avoir renvoyée, il est lui aussi qualifié d’adultère.
§1.7 Hermas demande ce qu’il faut faire si l’épouse se repent ensuite et veut revenir.
§1.8 Le Pasteur répond que le mari doit l’accueillir ; la refuser serait pour lui un grave péché. Il ajoute que, pour les serviteurs de Dieu, la repentance n’est pas indéfiniment répétable : « la repentance est une » ; la même règle vaut pour l’homme comme pour la femme.
§1.9 L’adultère désigne ensuite aussi d’autres formes de compromission avec les pratiques païennes : persister sans repentance impose aussi de prendre ses distances.
§1.10 Cette séparation vise précisément à laisser ouverte la possibilité du repentir.
§1.11 Le Pasteur précise qu’il ne cherche pas à encourager la faute, mais à empêcher qu’elle continue ; Dieu seul peut guérir le péché déjà commis.
§2.1 Hermas demande encore des éclaircissements, reconnaissant son manque d’intelligence.
§2.2 Le Pasteur répond que la repentance est déjà une grande intelligence : reconnaître le mal commis, le porter dans son cœur, cesser de le faire, pratiquer abondamment le bien, s’humilier et prendre au sérieux sa faute.
§2.3 Hermas explique qu’il veut connaître les œuvres qui conduisent à la vie, car ses fautes sont nombreuses.
§2.4 Le Pasteur lui répond : garder les commandements et marcher en eux conduit à la vie.
§3.1 Hermas rapporte avoir entendu certains maîtres dire qu’il n’existe pas d’autre repentance que celle liée au baptême, lorsque les péchés antérieurs sont remis.
§3.2 Le Pasteur confirme que tel est l’idéal : celui qui a reçu le pardon ne devrait plus pécher, mais vivre dans la pureté.
§3.3–3.5 Il explique toutefois qu’en raison de la faiblesse humaine, le Seigneur a accordé aux croyants déjà appelés une possibilité de repentance et a confié au Pasteur cette mission.
§3.6 Après cet appel, celui qui tombe sous l’épreuve dispose d’« une repentance » ; mais vivre dans un cycle permanent de faute et de repentir est présenté comme spirituellement ruineux.
§3.7 Hermas se sent rendu à la vie par cet enseignement ; le Pasteur l’assure que ceux qui agissent ainsi seront sauvés.
§4.1 Hermas demande enfin si un veuf ou une veuve pèche en se remariant.
§4.2 Le Pasteur répond que non ; demeurer seul peut être tenu pour plus honorable, mais le remariage n’est pas un péché.
§4.3–4.4 Il conclut : garde pureté et dignité ; le pardon des fautes passées est offert à ceux qui gardent ces commandements et marchent désormais dans cette pureté.
Littérale
§1.1 « Je te commande, dit-il, de garder la pureté, et que ne monte pas sur ton cœur quelque pensée au sujet d’une femme étrangère, d’une fornication ou de quelque ressemblance mauvaise de ce genre. Car faisant cela tu travailles un grand péché. Mais te souvenant toujours de ta femme, jamais tu ne manqueras. »
§1.2 « Si cette pensée monte sur ton cœur, tu manqueras ; et s’il en monte d’autres mauvaises de même sorte, tu travailles un péché. Car cette pensée est grand péché pour un serviteur de Dieu ; et si quelqu’un accomplit cette œuvre mauvaise, il travaille pour lui-même la mort. »
§1.3 « Vois donc : abstiens-toi de cette pensée ; car là où habite la dignité, là l’illégalité ne doit pas monter sur le cœur d’un homme juste. »
§1.4 Je lui dis : « Seigneur, permets-moi de t’interroger un peu. Si quelqu’un a une femme croyante dans le Seigneur et la trouve dans quelque adultère, l’homme pèche-t-il en vivant avec elle ? »
§1.5 « Jusqu’à ce qu’il le sache, dit-il, il ne pèche pas. Mais si l’homme connaît son péché, et que la femme ne se repente pas mais demeure dans sa fornication, et que l’homme vive avec elle, il devient coupable de son péché et associé à son adultère. »
§1.6 « Que fera donc l’homme si la femme demeure dans cette passion ? » — « Qu’il la renvoie et que l’homme demeure pour lui-même. Mais si, ayant renvoyé la femme, il en épouse une autre, lui aussi commet adultère. »
§1.7 « Si donc, après avoir été renvoyée, la femme se repent et veut retourner vers son propre mari, ne sera-t-elle pas reçue ? »
§1.8 « Assurément : si l’homme ne la reçoit pas, il pèche et attire sur lui un grand péché. Il faut recevoir celui qui a péché et se repent — mais non pas à répétition ; car pour les serviteurs de Dieu il y a une repentance. À cause de la repentance, l’homme ne doit donc pas se marier. Cette pratique vaut pour femme et homme. »
§1.9 « L’adultère n’est pas seulement le fait de souiller sa chair ; celui qui fait les imitations des nations commet aussi adultère. Si donc quelqu’un demeure dans de telles œuvres et ne se repent pas, abstiens-toi de lui et ne vis pas avec lui, sinon toi aussi tu es participant de son péché. »
§1.10 « C’est pourquoi il vous a été ordonné de demeurer pour vous-mêmes, homme ou femme : en de tels cas une repentance peut être. »
§1.11 « Je ne donne pas occasion pour que cette pratique s’accomplisse ainsi, mais pour que celui qui a péché ne pèche plus. Quant à son péché antérieur, il y en a un qui peut donner guérison : celui-là possède l’autorité sur toutes choses. »
§2.1 Je l’interrogeai encore : « Puisque le Seigneur m’a jugé digne que tu habites toujours avec moi, supporte encore quelques-unes de mes paroles, car je ne comprends rien et mon cœur est endurci par mes actes antérieurs. Donne-moi intelligence. »
§2.2 Il répondit : « Moi, je suis chargé de la repentance et je donne intelligence à tous ceux qui se repentent. Ne te semble-t-il pas que se repentir est précisément intelligence ? Se repentir est grande intelligence : celui qui a péché comprend qu’il a fait le mal devant le Seigneur, l’acte qu’il a accompli monte dans son cœur ; il se repent, ne fait plus le mal, accomplit abondamment le bien, humilie son âme et l’éprouve parce qu’il a péché. »
§2.3 « Voilà pourquoi, Seigneur, je m’enquiers exactement auprès de toi : d’abord parce que je suis pécheur, afin que je sache quelles œuvres je dois faire pour vivre. »
§2.4 « Tu vivras si tu gardes mes commandements et marches en eux ; quiconque les entend et les garde vivra pour Dieu. »
§3.1 « J’ai entendu de certains maîtres qu’il n’existe pas d’autre repentance que celle où nous sommes descendus dans l’eau et avons reçu la remise de nos péchés antérieurs. »
§3.2 « Tu as bien entendu ; il en est ainsi. Celui qui a reçu la remise des péchés ne devait plus pécher, mais demeurer dans la pureté. »
§3.3–3.5 Il explique cependant que le Seigneur, connaissant les cœurs, la faiblesse des hommes et la complexité du diable, a établi cette repentance pour ceux appelés avant ces jours et en a confié l’autorité au Pasteur.
§3.6 « Après ce grand et digne appel, si quelqu’un, mis à l’épreuve par le diable, pèche, il a une repentance ; mais s’il pèche à répétition et se repent, cela est sans profit pour un tel homme : difficilement vivra-t-il. »
§3.7 Hermas dit avoir repris vie en entendant cela ; le Pasteur lui promet le salut s’il n’ajoute plus à ses péchés.
§4.1 Hermas demande si, lorsqu’une femme ou un homme meurt, l’autre pèche en se remariant.
§4.2 « Il ne pèche pas. Mais s’il demeure pour lui-même, il acquiert pour lui un honneur plus grand et une grande gloire auprès du Seigneur ; et s’il se marie aussi, il ne pèche pas. »
§4.3–4.4 « Garde donc la pureté et la dignité, et tu vivras pour Dieu. Il y aura remise de tes fautes antérieures si tu gardes mes commandements ; et pour tous il y aura remise s’ils les gardent et marchent dans cette pureté. »
Philologique
§1.1 « Je te commande, dit-il, de garder la pureté, et que ne monte pas sur ton cœur quelque pensée au sujet d’une femme étrangère, d’une fornication ou de quelque ressemblance mauvaise de ce genre. Car faisant cela tu travailles un grand péché. Mais te souvenant toujours de ta femme, jamais tu ne manqueras. »
§1.2 « Si cette pensée monte sur ton cœur, tu manqueras ; et s’il en monte d’autres mauvaises de même sorte, tu travailles un péché. Car cette pensée est grand péché pour un serviteur de Dieu ; et si quelqu’un accomplit cette œuvre mauvaise, il travaille pour lui-même la mort. »
§1.3 « Vois donc : abstiens-toi de cette pensée ; car là où habite la dignité, là l’illégalité ne doit pas monter sur le cœur d’un homme juste. »
§1.4 Je lui dis : « Seigneur, permets-moi de t’interroger un peu. Si quelqu’un a une femme croyante dans le Seigneur et la trouve dans quelque adultère, l’homme pèche-t-il en vivant avec elle ? »
§1.5 « Jusqu’à ce qu’il le sache, dit-il, il ne pèche pas. Mais si l’homme connaît son péché, et que la femme ne se repente pas mais demeure dans sa fornication, et que l’homme vive avec elle, il devient coupable de son péché et associé à son adultère. »
§1.6 « Que fera donc l’homme si la femme demeure dans cette passion ? » — « Qu’il la renvoie et que l’homme demeure pour lui-même. Mais si, ayant renvoyé la femme, il en épouse une autre, lui aussi commet adultère. »
§1.7 « Si donc, après avoir été renvoyée, la femme se repent et veut retourner vers son propre mari, ne sera-t-elle pas reçue ? »
§1.8 « Assurément : si l’homme ne la reçoit pas, il pèche et attire sur lui un grand péché. Il faut recevoir celui qui a péché et se repent — mais non pas à répétition ; car pour les serviteurs de Dieu « la repentance est une » (μετάνοιά ἐστιν μία). À cause de la repentance, l’homme ne doit donc pas se marier. Cette pratique vaut pour femme et homme. »
§1.9 « L’adultère n’est pas seulement le fait de souiller sa chair ; celui qui fait les imitations des nations commet aussi adultère. Si donc quelqu’un demeure dans de telles œuvres et ne se repent pas, abstiens-toi de lui et ne vis pas avec lui, sinon toi aussi tu es participant de son péché. »
§1.10 « C’est pourquoi il vous a été ordonné de demeurer pour vous-mêmes, homme ou femme : en de tels cas une repentance peut être. »
§1.11 « Je ne donne pas occasion pour que cette pratique s’accomplisse ainsi, mais pour que celui qui a péché ne pèche plus. Quant à son péché antérieur, il y en a un qui peut donner guérison : celui-là possède l’autorité sur toutes choses. »
§2.1 Je l’interrogeai encore : « Puisque le Seigneur m’a jugé digne que tu habites toujours avec moi, supporte encore quelques-unes de mes paroles, car je ne comprends rien et mon cœur est endurci par mes actes antérieurs. Donne-moi intelligence. »
§2.2 Il répondit : « Moi, je suis chargé de la repentance et je donne intelligence à tous ceux qui se repentent. Ne te semble-t-il pas que se repentir est précisément intelligence ? Se repentir est grande intelligence : celui qui a péché comprend qu’il a fait le mal devant le Seigneur, l’acte qu’il a accompli monte dans son cœur ; il se repent, ne fait plus le mal, accomplit abondamment le bien, humilie son âme et l’éprouve parce qu’il a péché. »
§2.3 « Voilà pourquoi, Seigneur, je m’enquiers exactement auprès de toi : d’abord parce que je suis pécheur, afin que je sache quelles œuvres je dois faire pour vivre. »
§2.4 « Tu vivras si tu gardes mes commandements et marches en eux ; quiconque les entend et les garde vivra pour Dieu. »
§3.1 « J’ai entendu de certains maîtres qu’il n’existe pas d’autre repentance que celle où nous sommes descendus dans l’eau et avons reçu la remise de nos péchés antérieurs. »
§3.2 « Tu as bien entendu ; il en est ainsi. Celui qui a reçu la remise des péchés ne devait plus pécher, mais demeurer dans la pureté. »
§3.3–3.5 Il explique cependant que le Seigneur, connaissant les cœurs, la faiblesse des hommes et la complexité du diable, a établi cette repentance pour ceux appelés avant ces jours et en a confié l’autorité au Pasteur.
§3.6 « Après ce grand et digne appel, si quelqu’un, mis à l’épreuve par le diable, pèche, il a une repentance ; mais s’il pèche à répétition et se repent, cela est sans profit pour un tel homme : difficilement vivra-t-il. »
§3.7 Hermas dit avoir repris vie en entendant cela ; le Pasteur lui promet le salut s’il n’ajoute plus à ses péchés.
§4.1 Hermas demande si, lorsqu’une femme ou un homme meurt, l’autre pèche en se remariant.
§4.2 « Il ne pèche pas. Mais s’il demeure pour lui-même, il acquiert pour lui un honneur plus grand et une grande gloire auprès du Seigneur ; et s’il se marie aussi, il ne pèche pas. »
§4.3–4.4 « Garde donc la pureté et la dignité, et tu vivras pour Dieu. Il y aura remise de tes fautes antérieures si tu gardes mes commandements ; et pour tous il y aura remise s’ils les gardent et marchent dans cette pureté. »
Paraphrase
§1.1–1.3 Le Pasteur commence par le désir : la fidélité se joue aussi dans ce que l’on choisit de nourrir intérieurement. Il demande à Hermas de ne pas entretenir volontairement des scénarios sexuels avec une autre personne et de cultiver au contraire la fidélité à son épouse.
§1.4–1.8 Hermas pousse alors la question jusqu’au cas le plus difficile : que faire si le conjoint est infidèle et refuse de changer ? Dans la discipline décrite ici, on ne fait pas comme si rien ne s’était passé. Une séparation devient possible, mais elle ne sert pas à remplacer immédiatement l’autre : elle garde ouverte la possibilité d’un retour si une repentance véritable survient. Le même principe est annoncé pour l’homme et pour la femme.
§1.9–1.11 Le Pasteur élargit ensuite le langage de l’infidélité à toute compromission durable qui détourne de Dieu. Son but n’est pas de fournir une échappatoire à la faute ; il veut arrêter sa répétition et rappeler que Dieu seul guérit ce qui a déjà été commis.
§2.1–2.4 Se repentir, explique-t-il, ce n’est pas simplement regretter. C’est comprendre le mal, le nommer devant Dieu, cesser de le refaire, pratiquer activement le bien et accepter d’être transformé.
§3.1–3.7 Hermas connaît l’idéal sévère selon lequel le baptême ouvre une vie nouvelle qui ne devrait plus retourner au péché. Le Pasteur ne nie pas cet idéal, mais il reconnaît la faiblesse humaine et annonce encore une possibilité de retour. Cette porte n’est pas destinée à rendre le péché confortable : elle doit produire une vraie rupture, pas un cycle sans fin de faute et d’excuse.
§4.1–4.4 Enfin, lorsqu’un conjoint meurt, le survivant peut se remarier sans pécher. Celui qui choisit de rester seul peut recevoir un honneur ascétique particulier, mais le remariage n’est pas condamné. Le fil directeur de tout le mandat reste le même : fidélité, vérité de la repentance et refus de banaliser la faute.
Texte source
§1.1 Ἐντέλλομαί σοι, φησίν, φυλάσσειν τὴν ἁγνείαν, καὶ μὴ ἀναβαινέτω σου ἐπὶ τὴν καρδίαν περὶ γυναικὸς ἀλλοτρίας ἢ περὶ πορνείας τινὸς ἢ περὶ τοιούτων τινῶν ὁμοιωμάτων πονηρῶν. τοῦτο γὰρ ποιῶν μεγάλην ἁμαρτίαν ἐργάζῃ. τῆς δὲ σῆς μνημονεύων πάντοτε γυναικὸς οὐδέποτε διαμαρτήσεις. §1.2 ἐὰν γὰρ αὕτη ἡ ἐνθύμησις ἐπὶ τὴν καρδίαν σου ἀναβῇ, διαμαρτήσεις, καὶ ἐὰν ἕτερα οὕτως πονηρά, ἁμαρτίαν ἐργάζῃ· ἡ γὰρ ἐνθύμησις αὕτη θεοῦ δούλῳ ἁμαρτία μεγάλη ἐστίν· ἐὰν δέ τις ἐργάσηται τὸ ἔργον τὸ πονηρὸν τοῦτο, θάνατον ἑαυτῷ κατεργάζεται. §1.3 βλέπε οὖν σύ· ἀπέχου ἀπὸ τῆς ἐνθυμήσεως ταύτης· ὅπου γὰρ σεμνότης κατοικεῖ, ἐκεῖ ἀνομία οὐκ ὀφείλει ἀναβαίνειν ἐπὶ καρδίαν ἀνδρὸς δικαίου. §1.4 λέγω αὐτῷ· Κύριε, ἐπίτρεψόν μοι ὀλίγα ἐπερωτῆσαί σε. Λέγε, φησίν. Κύριε, φημί, εἰ γυναῖκα ἔχῃ τις πιστὴν ἐν κυρίῳ καὶ ταύτην εὕρῃ ἐν μοιχείᾳ τινί, ἆρα ἁμαρτάνει ὁ ἀνὴρ συνζῶν μετ’ αὐτῆς; §1.5 Ἄχρι τῆς ἀγνοίας, φησίν, οὐχ ἁμαρτάνει· ἐὰν δὲ γνῷ ὁ ἀνὴρ τὴν ἁμαρτίαν αὐτῆς καὶ μὴ μετανοήσῃ ἡ γυνή, ἀλλ’ ἐπιμένῃ τῇ πορνείᾳ αὐτῆς καὶ συνζῇ ὁ ἀνὴρ μετ’ αὐτῆς, ἔνοχος γίνεται τῆς ἁμαρτίας αὐτῆς καὶ κοινωνὸς τῆς μοιχείας αὐτῆς. §1.6 Τί οὖν, φημί, κύριε, ποιήσῃ ὁ ἀνήρ, ἐὰν ἐπιμείνῃ τῷ πάθει τούτῳ ἡ γυνή; Ἀπολυσάτω, φησίν, αὐτὴν καὶ ὁ ἀνὴρ ἐφ’ ἑαυτῷ μενέτω· ἐὰν δὲ ἀπολύσας τὴν γυναῖκα ἑτέραν γαμήσῃ, καὶ αὐτὸς μοιχᾶται. §1.7 Ἐὰν οὖν, φημί, κύριε, μετὰ τὸ ἀπολυθῆναι τὴν γυναῖκα μετανοήσῃ ἡ γυνὴ καὶ θελήσῃ ἐπὶ τὸν ἑαυτῆς ἄνδρα ὑποστρέψαι, οὐ παραδεχθήσεται; §1.8 Καὶ μήν, φησίν, ἐὰν μὴ παραδέξηται αὐτὴν ὁ ἀνήρ, ἁμαρτάνει καὶ μεγάλην ἁμαρτίαν ἑαυτῷ ἐπισπᾶται, ἀλλὰ δεῖ παραδεχθῆναι τὸν ἡμαρτηκότα καὶ μετανοοῦντα, μὴ ἐπὶ πολὺ δέ· τοῖς γὰρ δούλοις τοῦ θεοῦ μετάνοιά ἐστιν μία. διὰ τὴν μετάνοιαν οὖν οὐκ ὀφείλει γαμεῖν ὁ ἀνήρ. αὕτη ἡ πρᾶξις ἐπὶ γυναικὶ καὶ ἀνδρὶ κεῖται. §1.9 οὐ μόνον, φησίν, μοιχεία ἐστίν, ἐάν τις τὴν σάρκα αὐτοῦ μιάνῃ, ἀλλὰ καὶ ὃς ἂν τὰ ὁμοιώματα ποιῇ τοῖς ἔθνεσιν, μοιχᾶται. ὥστε καὶ ἐν τοῖς τοιούτοις ἔργοις ἐὰν ἐμμένῃ τις καὶ μὴ μετανοῇ, ἀπέχου ἀπ’ αὐτοῦ καὶ μὴ συνζῆθι αὐτῷ· εἰ δὲ μή, καὶ σὺ μέτοχος εἶ τῆς ἁμαρτίας αὐτοῦ. §1.10 διὰ τοῦτο προσετάγη ὑμῖν ἐφ’ ἑαυτοῖς μένειν, εἴτε ἀνὴρ εἴτε γυνή· δύναται γὰρ ἐν τοῖς τοιούτοις μετάνοια εἶναι. §1.11 ἐγὼ οὖν, φησίν, οὐ δίδωμι ἀφορμήν, ἵνα αὕτη ἡ πρᾶξις οὕτως συντελῆται, ἀλλὰ εἰς τὸ μηκέτι ἁμαρτάνειν τὸν ἡμαρτηκότα. περὶ δὲ τῆς προτέρας ἁμαρτίας αὐτοῦ ἔστιν ὁ δυνάμενος ἴασιν δοῦναι· αὐτὸς γάρ ἐστιν ὁ ἔχων πάντων τὴν ἐξουσίαν. §2.1 Ἠρώτησα δὲ αὐτὸν πάλιν λέγων· Ἐπεὶ ὁ κύριος ἄξιόν με ἡγήσατο, ἵνα μετ’ ἐμοῦ πάντοτε κατοικῇς, ὀλίγα μου ῥήματα ἔτι ἀνάσχου, ἐπεὶ οὐ συνίω οὐδὲν καὶ ἡ καρδία μου πεπώρωται ἀπὸ τῶν προτέρων μου πράξεων· συνέτισόν με, ὅτι λίαν ἄφρων εἰμὶ καὶ ὅλως οὐθὲν νοῶ. §2.2 ἀποκριθείς μοι λέγει· Ἐγώ, φησίν, ἐπὶ τῆς μετανοίας εἰμὶ καὶ πᾶσιν τοῖς μετανοοῦσιν σύνεσιν δίδωμι. ἢ οὐ δοκεῖ σοι, φησίν, αὐτὸ τοῦτο τὸ μετανοῆσαι σύνεσιν εἶναι; τὸ μετανοῆσαι, φησίν, σύνεσίς ἐστιν μεγάλη· συνίει γὰρ ὁ ἁμαρτήσας, ὅτι πεποίηκεν τὸ πονηρὸν ἔμπροσθεν τοῦ κυρίου, καὶ ἀναβαίνει ἐπὶ τὴν καρδίαν αὐτοῦ ἡ πρᾶξις, ἣν ἔπραξεν, καὶ μετανοεῖ καὶ οὐκέτι ἐργάζεται τὸ πονηρόν, ἀλλὰ τὸ ἀγαθὸν πολυτελῶς ἐργάζεται καὶ ταπεινοῖ τὴν ἑαυτοῦ ψυχὴν καὶ βασανίζει, ὅτι ἥμαρτεν. βλέπεις οὖν, ὅτι ἡ μετάνοια σύνεσίς ἐστιν μεγάλη. §2.3 Διὰ τοῦτο οὖν, φημί, κύριε, ἐξακριβάζομαι παρὰ σοῦ πάντα· πρῶτον μέν, ὅτι ἁμαρτωλός εἰμι, ἵνα γνῶ, ποῖα ἔργα ἐργαζόμενος ζήσομαι, ὅτι πολλαί μου εἰσὶν αἱ ἁμαρτίαι καὶ ποικίλαι. §2.4 Ζήσῃ, φησίν, ἐὰν τὰς ἐντολάς μου φυλάξῃς καὶ πορευθῇς ἐν αὐταῖς· καὶ ὃς ἂν ἀκούσας τὰς ἐντολὰς ταύτας φυλάξῃ, ζήσεται τῷ θεῷ. §3.1 Ἔτι, φημί, κύριε, προσθήσω τοῦ ἐπερωτῆσαι. Λέγε, φησίν. Ἤκουσα, φημί, κύριε, παρά τινων διδασκάλων, ὅτι ἑτέρα μετάνοια οὐκ ἔστιν εἰ μὴ ἐκείνη, ὅτε εἰς ὕδωρ κατέβημεν καὶ ἐλάβομεν ἄφεσιν ἁμαρτιῶν ἡμῶν τῶν προτέρων. §3.2 λέγει μοι· Καλῶς ἤκουσας· οὕτω γὰρ ἔχει. ἔδει γὰρ τὸν εἰληφότα ἄφεσιν ἁμαρτιῶν μηκέτι ἁμαρτάνειν, ἀλλ’ ἐν ἁγνείᾳ κατοικεῖν. §3.3 ἐπεὶ δὲ πάντα ἐξακριβάζῃ, καὶ τοῦτό σοι δηλώσω, μὴ διδοὺς ἀφορμὴν τοῖς μέλλουσι πιστεύειν ἢ τοῖς νῦν πιστεύσασιν εἰς τὸν κύριον. οἱ γὰρ νῦν πιστεύσαντες ἢ μέλλοντες πιστεύειν μετάνοιαν ἁμαρτιῶν οὐκ ἔχουσιν, ἄφεσιν δὲ ἔχουσι τῶν προτέρων ἁμαρτιῶν αὐτῶν. §3.4 τοῖς οὖν κληθεῖσι πρὸ τούτων τῶν ἡμερῶν ἔθηκεν ὁ κύριος μετάνοιαν· καρδιογνώστης γὰρ ὢν ὁ κύριος καὶ πάντα προγινώσκων ἔγνω τὴν ἀσθένειαν τῶν ἀνθρώπων καὶ τὴν πολυπλοκίαν τοῦ διαβόλου, ὅτι ποιήσει τι κακὸν τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ καὶ πονηρεύσεται εἰς αὐτούς. §3.5 πολύσπλαγχνος οὖν ὢν ὁ κύριος ἐσπλαγχνίσθη ἐπὶ τὴν ποίησιν αὐτοῦ καὶ ἔθηκεν τὴν μετάνοιαν ταύτην, καὶ ἐμοὶ ἡ ἐξουσία τῆς μετανοίας ταύτης ἐδόθη. §3.6 ἀλλὰ ἐγώ σοι λέγω, φησί· μετὰ τὴν κλῆσιν ἐκείνην τὴν μεγάλην καὶ σεμνὴν ἐάν τις ἐκπειρασθεὶς ὑπὸ τοῦ διαβόλου ἁμαρτήσῃ, μίαν μετάνοιαν ἔχει· ἐὰν δὲ ὑπὸ χεῖρα ἁμαρτάνῃ καὶ μετανοήσῃ, ἀσύμφορόν ἐστι τῷ ἀνθρώπῳ τῷ τοιούτῳ· δυσκόλως γὰρ ζήσεται. §3.7 λέγω αὐτῷ· Ἐζωοποιήθην ταῦτα παρὰ σοῦ ἀκούσας οὕτως ἀκριβῶς· οἶδα γὰρ ὅτι, ἐὰν μηκέτι προσθήσω ταῖς ἁμαρτίαις μου, σωθήσομαι. Σωθήσῃ, φησίν, καὶ πάντες, ὅσοι ἐὰν ταῦτα ποιήσωσιν. §4.1 Ἠρώτησα αὐτὸν πάλιν λέγων· Κύριε, ἐπεὶ ἅπαξ ἀνέχῃ μου, ἔτι μοι καὶ τοῦτο δήλωσον. Λέγε, φησίν. Ἐὰν γυνή, φημί, κύριε, ἢ πάλιν ἀνήρ τις κοιμηθῇ καὶ γαμήσῃ τις ἐξ αὐτῶν, μήτι ἁμαρτάνει ὁ γαμῶν; §4.2 Οὐχ ἁμαρτάνει, φησίν· ἐὰν δὲ ἐφ’ ἑαυτῷ μείνῃ τις, περισσοτέραν ἑαυτῷ τιμὴν καὶ μεγάλην δόξαν περιποιεῖται πρὸς τὸν κύριον· ἐὰν δὲ καὶ γαμήσῃ, οὐχ ἁμαρτάνει. §4.3 τήρει οὖν τὴν ἁγνείαν καὶ τὴν σεμνότητα, καὶ ζήσῃ τῷ θεῷ. ταῦτά σοι ὅσα λαλῶ καὶ μέλλω λαλεῖν, φύλασσε ἀπὸ τοῦ νῦν, ἀφ’ ἧς μοι παρεδόθης ἡμέρας, καὶ εἰς τὸν οἶκόν σου κατοικήσω. §4.4 τοῖς δὲ προτέροις σου παραπτώμασιν ἄφεσις ἔσται, ἐὰν τὰς ἐντολάς μου φυλάξῃς· καὶ πᾶσι δὲ ἄφεσις ἔσται, ἐὰν τὰς ἐντολάς μου ταύτας φυλάξωσι καὶ πορευθῶσιν ἐν τῇ ἁγνότητι ταύτῃ.
Notes textuelles
- Hermas, Mandat IV.1.4–1.8 — ce cas de séparation, retour du conjoint repentant et non-remariage relève d’une discipline chrétienne ancienne ; Bible Savoy le traduit comme donnée historique du texte, non comme conseil conjugal ou droit canonique contemporain.
- Hermas, Mandat IV.1.8 et 3.6 — μία μετάνοια (« une repentance ») est une formule disciplinaire restrictive, à interpréter dans l’histoire de la pénitence chrétienne ancienne.
- Hermas, Mandat IV.1.9 — « imiter les nations » étend métaphoriquement l’adultère à l’infidélité religieuse ; le texte ne doit pas être transformé en jugement moderne sur des peuples.
- Hermas, Mandat IV.3.1 — la descente dans l’eau désigne le baptême comme remise des fautes antérieures ; la section articule ensuite l’idéal postbaptismal avec une possibilité de repentance.
- Hermas, Mandat IV.4.1–4.2 — le remariage après décès du conjoint est explicitement déclaré non pécheur, tandis que le célibat volontaire reçoit une valorisation ascétique.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-mandates/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.