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Mandat II — Simplicité, générosité et refus de la médisance
Cette mandat développe « Simplicité, générosité et refus de la médisance ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
Une seule analyse du texte source gouverne les sept restitutions. La version Lecture est ouverte par défaut.
Clarté
§1 Garde la simplicité et deviens sans malice ; tu seras comme les petits enfants qui ne connaissent pas la méchanceté qui détruit la vie humaine.
§2 D’abord, ne dis du mal de personne et ne prends pas plaisir à écouter la médisance. Si tu la crois, tu deviens toi aussi responsable du péché du médisant, car tu entretiendras quelque chose contre ton frère.
§3 La médisance est mauvaise : c’est comme un esprit instable qui ne vit jamais dans la paix mais toujours dans les divisions. Éloigne-toi d’elle et tu vivras en paix avec tous.
§4 Revêts la dignité et fais le bien. Avec le fruit de ton travail que Dieu te donne, donne simplement à tous ceux qui sont dans le besoin, sans te demander sans cesse à qui donner ou ne pas donner. Dieu veut que ses propres dons soient partagés.
§5 Ceux qui reçoivent rendront compte à Dieu de la raison pour laquelle ils ont reçu. Ceux qui sont réellement dans la détresse ne seront pas condamnés ; ceux qui reçoivent par hypocrisie devront répondre de leur conduite.
§6 Celui qui donne, lui, est innocent : il accomplit simplement le service reçu du Seigneur, sans faire de distinctions intéressées. Ce service accompli dans la simplicité est glorieux devant Dieu.
§7 Garde donc ce commandement afin que ta repentance et celle de ta maison soient trouvées dans la simplicité, avec une innocence pure et sans tache.
Lecture
§1 Aie de la simplicité et deviens sans malice : tu seras comme les petits enfants qui ne connaissent pas encore la méchanceté capable de détruire la vie des hommes.
§2 Avant tout, ne calomnie personne et n’écoute pas avec plaisir celui qui calomnie. Si tu accordes foi à ce que tu entends, tu participes au péché du calomniateur, parce que toi aussi tu finiras par avoir quelque chose contre ton frère.
§3 La médisance est mauvaise : elle agit comme un démon instable, incapable de demeurer en paix, toujours installé dans la division. Tiens-t’en loin et tu connaîtras la paix avec tous.
§4 Revêts plutôt la dignité, où il n’y a aucun mauvais obstacle mais une disposition droite et joyeuse. Fais le bien. Sur le fruit de ton travail que Dieu te donne, donne simplement à tous ceux qui manquent du nécessaire, sans hésiter sans cesse entre celui à qui donner et celui à qui ne pas donner. Dieu veut que l’on partage avec tous à partir de ses propres dons.
§5 Ceux qui reçoivent rendront compte à Dieu de ce qu’ils ont reçu et de l’usage qu’ils en ont fait : ceux qui reçoivent dans la détresse ne seront pas jugés, tandis que ceux qui reçoivent par hypocrisie devront en répondre.
§6 Celui qui donne reste sans faute : ayant reçu du Seigneur un service à accomplir, il le réalise avec simplicité sans établir lui-même un tri entre les personnes. Un tel service devient glorieux devant Dieu.
§7 Garde ce commandement comme je te l’ai dit, afin que ta repentance et celle de ta maison soient trouvées dans la simplicité, avec une innocence pure et intacte.
Proclamation
§1 Sois simple ! Sois sans malice, comme l’enfant qui ne connaît pas encore le mal qui détruit.
§2 Ne calomnie personne. Ne prends pas plaisir à écouter la calomnie : si tu la crois, tu participes au même péché.
§3 La médisance ne connaît jamais la paix ; elle vit de la division. Éloigne-t’en !
§4 Revêts la dignité. Fais le bien. Ce que Dieu te permet de gagner, partage-le avec ceux qui manquent. Donne simplement !
§5 Celui qui reçoit rendra compte à Dieu : le pauvre réellement éprouvé n’est pas condamné ; l’hypocrite répondra de son abus.
§6 Mais toi qui donnes avec simplicité, accomplis ton service sans calcul : ce service est glorieux devant Dieu.
§7 Que ta repentance et celle de ta maison deviennent simples, pures, sans malice.
Déployée
§1 Garde la simplicité et deviens sans malice ; tu seras comme les petits enfants qui ne connaissent pas la méchanceté qui détruit la vie humaine.
§2 D’abord, ne dis du mal de personne et ne prends pas plaisir à écouter la médisance. Si tu accueilles cette médisance, la crois et nourris ensuite une rancune contre ton frère, tu participes toi aussi à la faute du médisant.
§3 La médisance est mauvaise : c’est comme un esprit instable qui ne vit jamais dans la paix mais toujours dans les divisions. Éloigne-toi d’elle et tu vivras en paix avec tous.
§4 Revêts la dignité et fais le bien. Avec le fruit de ton travail que Dieu te donne, donne simplement à tous ceux qui sont dans le besoin, sans te demander sans cesse à qui donner ou ne pas donner. Dieu veut que ses propres dons soient partagés.
§5 Ceux qui reçoivent rendront compte à Dieu de la raison pour laquelle ils ont reçu. Ceux qui sont réellement dans la détresse ne seront pas condamnés ; ceux qui reçoivent par hypocrisie devront répondre de leur conduite.
§6 Celui qui donne, lui, est innocent : il accomplit simplement le service reçu du Seigneur, sans faire de distinctions intéressées. Ce service accompli dans la simplicité est glorieux devant Dieu.
§7 Garde donc ce commandement afin que ta repentance et celle de ta maison soient trouvées dans la simplicité, avec une innocence pure et sans tache.
Littérale
§1 Aie simplicité et deviens sans malice, et tu seras comme les petits enfants qui ne connaissent pas la méchanceté qui détruit la vie des hommes.
§2 Premièrement, ne parle contre personne et n’écoute pas avec plaisir celui qui parle contre ; sinon toi aussi, l’auditeur, tu seras coupable du péché de celui qui parle contre, si tu crois la médisance que tu entends ; car l’ayant crue, toi aussi tu auras quelque chose contre ton frère.
§3 Mauvaise est la médisance : c’est un démon instable, ne faisant jamais la paix mais habitant toujours dans les divisions. Abstiens-toi donc de lui et tu auras toujours prospérité avec tous.
§4 Revêts la dignité, dans laquelle il n’y a aucun mauvais obstacle, mais toutes choses égales et joyeuses. Travaille le bien, et des travaux que Dieu te donne, donne simplement à tous ceux qui manquent, ne doutant pas à qui donner ou ne pas donner. Donne à tous, car Dieu veut qu’à tous il soit donné de ses propres dons.
§5 Ceux qui reçoivent rendront compte à Dieu pourquoi ils ont reçu et pour quoi ; ceux qui reçoivent étant affligés ne seront pas jugés, mais ceux qui reçoivent dans l’hypocrisie paieront une peine.
§6 Celui qui donne est donc innocent : comme il a reçu du Seigneur un service à achever, il l’a achevé simplement, ne distinguant rien quant à celui à qui donner ou ne pas donner. Ce service accompli simplement devint glorieux devant Dieu.
§7 Garde donc ce commandement comme je t’ai parlé, afin que ta repentance et celle de ta maison soient trouvées dans simplicité et innocence pure et sans tache.
Philologique
§1 Aie simplicité et deviens sans malice, et tu seras comme les petits enfants qui ne connaissent pas la méchanceté qui détruit la vie des hommes.
§2 Premièrement, ne parle contre personne et n’écoute pas avec plaisir celui qui parle contre ; sinon toi aussi, l’auditeur, tu seras coupable du péché de celui qui parle contre, si tu crois la médisance (καταλαλιά) que tu entends ; car l’ayant crue, toi aussi tu auras quelque chose contre ton frère.
§3 Mauvaise est la médisance : c’est un démon instable, ne faisant jamais la paix mais habitant toujours dans les divisions. Abstiens-toi donc de lui et tu auras toujours prospérité avec tous.
§4 Revêts la dignité, dans laquelle il n’y a aucun mauvais obstacle, mais toutes choses égales et joyeuses. Travaille le bien, et des travaux que Dieu te donne, donne simplement à tous ceux qui manquent, ne doutant pas à qui donner ou ne pas donner. Donne à tous, car Dieu veut qu’à tous il soit donné de ses propres dons.
§5 Ceux qui reçoivent rendront compte à Dieu pourquoi ils ont reçu et pour quoi ; ceux qui reçoivent étant affligés ne seront pas jugés, mais ceux qui reçoivent dans l’hypocrisie paieront une peine.
§6 Celui qui donne est donc innocent : comme il a reçu du Seigneur un service à achever, il l’a achevé simplement, ne distinguant rien quant à celui à qui donner ou ne pas donner. Ce service accompli simplement devint glorieux devant Dieu.
§7 Garde donc ce commandement comme je t’ai parlé, afin que ta repentance et celle de ta maison soient trouvées dans simplicité et innocence pure et sans tache.
Paraphrase
§1 La simplicité commence par un cœur qui ne cherche pas le mal chez les autres.
§2–3 Cela se voit surtout dans la manière de parler et d’écouter. Une calomnie ne vit pas seulement grâce à celui qui la prononce : elle a besoin de quelqu’un qui prend plaisir à l’entendre et qui décide de la croire. Refuser cette chaîne, c’est protéger la paix.
§4–6 La même simplicité s’applique à l’argent. Si Dieu t’a donné de quoi travailler et gagner, partage avec ceux qui manquent. Ne transforme pas chaque don en procès du bénéficiaire. Celui qui abuse de la générosité répondra de son propre choix ; ta responsabilité à toi est d’avoir servi avec sincérité.
§7 Une repentance réelle rend donc une personne — et même une maison entière — moins calculatrice, moins méfiante, plus pure dans son intention.
Texte source
§1.1 Λέγει μοι· Ἁπλότητα ἔχε καὶ ἄκακος γίνου, καὶ ἔσῃ ὡς τὰ νήπια τὰ μὴ γινώσκοντα τὴν πονηρίαν τὴν ἀπολλύουσαν τὴν ζωὴν τῶν ἀνθρώπων. §1.2 πρῶτον μὲν μηδενὸς καταλάλει μηδὲ ἡδέως ἄκουε καταλαλοῦντος· εἰ δὲ μή, καὶ σὺ ὁ ἀκούων ἔνοχος ἔσῃ τῆς ἁμαρτίας τοῦ καταλαλοῦντος, ἐὰν πιστεύσῃς τῇ καταλαλιᾷ ᾗ ἂν ἀκούσῃς· πιστεύσας γὰρ καὶ σὺ αὐτὸς ἕξεις κατὰ τοῦ ἀδελφοῦ σου· οὕτως οὖν ἔνοχος ἔσῃ τῆς ἁμαρτίας τοῦ καταλαλοῦντος. §1.3 πονηρὰ ἡ καταλαλιά· ἀκατάστατον δαιμόνιόν ἐστιν, μηδέποτε εἰρηνεῦον, ἀλλὰ πάντοτε ἐν διχοστασίαις κατοικοῦν. ἀπέχου οὖν ἀπ’ αὐτοῦ, καὶ εὐθηνίαν πάντοτε ἕξεις μετὰ πάντων. §1.4 ἔνδυσαι δὲ τὴν σεμνότητα, ἐν ᾗ οὐδὲν πρόσκομμά ἐστιν πονηρόν, ἀλλὰ πάντα ὁμαλὰ καὶ ἱλαρά. ἐργάζου τὸ ἀγαθὸν καὶ ἐκ τῶν κόπων σου ὧν ὁ θεὸς δίδωσίν σοι πᾶσιν ὑστερουμένοις δίδου ἁπλῶς, μὴ διστάζων, τίνι δῷς ἢ τίνι μὴ δῷς. πᾶσιν δίδου· πᾶσιν γάρ ὁ θεὸς δίδοσθαι θέλει ἐκ τῶν ἰδίων δωρημάτων. §1.5 οἱ οὖν λαμβάνοντες ἀποδώσουσιν λόγον τῷ θεῷ, διατί ἔλαβον καὶ εἰς τί· οἱ μὲν γὰρ λαμβάνοντες θλιβόμενοι οὐ δικασθήσονται, οἱ δὲ ἐν ὑποκρίσει λαμβάνοντες τίσουσιν δίκην. §1.6 ὁ οὖν διδοὺς ἀθῷός ἐστιν· ὡς γὰρ ἔλαβεν παρὰ τοῦ κυρίου τὴν διακονίαν τελέσαι, ἁπλῶς αὐτὴν ἐτέλεσεν, μηθὲν διακρίνων, τίνι δῷ ἢ μὴ δῷ. ἐγένετο οὖν ἡ διακονία αὕτη ἁπλῶς τελεσθεῖσα ἔνδοξος παρὰ τῷ θεῷ. ὁ οὖν οὕτως ἁπλῶς διακονῶν τῷ θεῷ ζήσεται. §1.7 φύλασσε οὖν τὴν ἐντολὴν ταύτην, ὥς σοι λελάληκα, ἵνα ἡ μετάνοιά σου καὶ τοῦ οἴκου σου ἐν ἁπλότητι εὑρεθῇ, καὶ ἀκακία καθαρὰ καὶ ἀμίαντος.
Notes textuelles
- Hermas, Mandat II.2 — καταλαλιά désigne médisance/calome ; l’auditeur qui croit et nourrit la rancune devient participant au péché.
- Hermas, Mandat II.3 — la médisance est appelée « démon instable », image rhétorique du pouvoir de division de la parole.
- Hermas, Mandat II.4–6 — le texte distingue la responsabilité du donneur de celle du bénéficiaire hypocrite ; il ne constitue pas une procédure moderne de contrôle de l’aide sociale.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-mandates/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.