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Mandat XII — Désir mauvais, désir bon et possibilité d’obéir
Cette mandat développe « Désir mauvais, désir bon et possibilité d’obéir ». Elle articule le symbole ou l’enseignement de l’unité à l’appel constant du Pasteur à la repentance, au discernement et à l’édification de la communauté.
Texte — sept restitutions
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Clarté
§1.1 Le Pasteur demande à Hermas de retirer de lui tout mauvais désir et de revêtir un désir bon et digne. Le désir bon permet de tenir le mauvais en bride.
§1.2 Le mauvais désir est décrit comme sauvage et difficile à apprivoiser, surtout chez ceux qui restent entièrement mêlés aux valeurs du monde présent.
§1.3 Hermas demande quelles œuvres de ce désir conduisent à la mort.
§2.1–2.3 Le Pasteur cite notamment le désir du conjoint d’autrui, le luxe de la richesse, les excès de nourriture et de boisson et les plaisirs vains. Celui qui s’y livre sans résistance devient leur esclave.
§2.4–2.5 Il faut donc revêtir le désir de justice et lui remettre la victoire : le bien ne consiste pas seulement à refuser un désir mauvais, mais à désirer activement justice, vérité et bien.
§3.1 Le bon désir se traduit par justice, vertu, vérité, crainte de Dieu, foi et douceur.
§3.2 Le Pasteur déclare alors terminés les douze commandements et demande à Hermas d’encourager ceux qui les entendent à une repentance pure pour le reste de leur vie.
§3.3 Il lui confie cette mission.
§3.4 Hermas admire les commandements mais demande s’ils ne sont pas trop difficiles pour l’être humain.
§3.5–3.6 Le Pasteur affirme qu’ils sont gardables pour celui qui se dispose à les garder ; penser d’avance qu’ils sont impossibles conduit à ne pas les pratiquer.
§4.1–4.5 Après une parole sévère, le Pasteur explique que celui qui met réellement le Seigneur dans son cœur découvrira les commandements plus doux et plus praticables qu’il ne l’imaginait.
§4.6–4.7 Il demande de ne pas craindre le diable comme une puissance invincible.
§5.1–5.4 Hermas objecte pourtant que le diable semble dominer les humains. Le Pasteur répond qu’il peut lutter contre eux, mais non vaincre ceux qui mettent de tout leur cœur leur espérance en Dieu ; il les compare à des jarres pleines dans lesquelles il ne trouve pas de place.
§6.1–6.5 Le Pasteur conclut par une parole d’espérance aux pécheurs découragés : revenez au Seigneur, pratiquez désormais la justice, et il guérira les fautes passées. Celui qui purifie son cœur des désirs vains pourra garder les commandements et vivre devant Dieu.
Lecture
§1.1 « Retire de toi tout mauvais désir et revêts le désir bon et digne. Revêtu de ce désir, tu haïras le mauvais et tu le tiendras en bride.
§1.2 Le mauvais désir est sauvage et difficile à apprivoiser ; il consume surtout ceux qui n’ont pas revêtu le bon désir mais restent mêlés au monde présent.
§1.3 — Quelles œuvres du mauvais désir conduisent l’être humain à la mort ?
§2.1 D’abord le désir d’une femme ou d’un homme qui n’est pas à toi, puis le luxe de la richesse, l’excès des nourritures, les ivresses et les nombreux plaisirs vains.
§2.2–2.3 Ces désirs sont mauvais et mortifères pour celui qui s’y abandonne sans leur résister.
§2.4 Revêts donc le désir de justice et arme-toi de la crainte du Seigneur. Quand le mauvais désir te verra ainsi préparé, il s’éloignera.
§2.5 Après l’avoir vaincu, va vers le désir de justice et remets-lui ta victoire : sers-le et tu pourras tenir le mauvais désir sous ton autorité.
§3.1 Comment servir le bon désir ? Pratique justice, vertu, vérité, crainte du Seigneur, foi, douceur et tout ce qui leur ressemble. Celui qui agit ainsi est agréable à Dieu et vivra pour lui.
§3.2 Le Pasteur acheva alors les douze commandements : “Tu les as. Marche en eux et exhorte ceux qui les entendent afin que leur repentance demeure pure pendant le reste de leur vie.
§3.3 Accomplis avec soin le service que je te donne : je serai avec toi dans cette mission.”
§3.4 Hermas répond : “Ces commandements sont grands, beaux et glorieux, mais je ne sais pas si l’être humain peut les garder, car ils sont très difficiles.”
§3.5 “Si tu te mets devant toi qu’ils peuvent être gardés, tu les garderas aisément ; si tu installes dans ton cœur qu’ils sont impossibles, tu ne les garderas pas.”
§3.6 Le Pasteur l’avertit sévèrement de ne pas les négliger.
§4.1–4.5 Puis, voyant Hermas bouleversé, il adoucit sa parole : “Ne comprends-tu pas la puissance de Dieu ? Celui qui a le Seigneur dans son cœur peut dominer ces commandements. Ceux qui n’ont le Seigneur que sur les lèvres les trouvent durs ; mettez-le dans votre cœur et vous découvrirez qu’ils sont doux et praticables.”
§4.6–4.7 “Ne craignez pas le diable : sa menace est sans nerf. Je suis avec vous comme ange de la repentance.”
§5.1 Hermas objecte : “L’être humain veut garder les commandements, mais le diable est dur et semble les dominer.”
§5.2 “Il peut lutter, mais il ne peut vaincre ceux qui espèrent de tout leur cœur dans le Seigneur. Résistez-lui et il fuira.”
§5.3–5.4 Comme un marchand examine surtout les jarres à moitié vides qui risquent de s’aigrir, le diable trouve place dans ceux qui restent vides de foi ; ceux qui sont pleins lui résistent.
§6.1–6.5 “Ne le craignez donc pas. Vous qui avez désespéré de votre vie à cause de vos péchés, revenez de tout votre cœur au Seigneur, pratiquez la justice pour le reste de vos jours : il guérira vos fautes passées. Purifiez votre cœur des désirs vains et vous pourrez garder ces commandements.”
Proclamation
§1.1 Rejette loin de toi le mauvais désir ! Revêts le désir bon, le désir digne. Le désir bon permet de tenir le mauvais en bride.
§1.2 Le mauvais désir est décrit comme sauvage et difficile à apprivoiser, surtout chez ceux qui restent entièrement mêlés aux valeurs du monde présent.
§1.3 Hermas demande quelles œuvres de ce désir conduisent à la mort.
§2.1–2.3 Le Pasteur cite notamment le désir du conjoint d’autrui, le luxe de la richesse, les excès de nourriture et de boisson et les plaisirs vains. Celui qui s’y livre sans résistance devient leur esclave.
§2.4–2.5 Il faut donc revêtir le désir de justice et lui remettre la victoire : le bien ne consiste pas seulement à refuser un désir mauvais, mais à désirer activement justice, vérité et bien.
§3.1 Le bon désir se traduit par justice, vertu, vérité, crainte de Dieu, foi et douceur.
§3.2 Le Pasteur déclare alors terminés les douze commandements et demande à Hermas d’encourager ceux qui les entendent à une repentance pure pour le reste de leur vie.
§3.3 Il lui confie cette mission.
§3.4 Hermas admire les commandements mais demande s’ils ne sont pas trop difficiles pour l’être humain.
§3.5–3.6 Le Pasteur affirme qu’ils sont gardables pour celui qui se dispose à les garder ; penser d’avance qu’ils sont impossibles conduit à ne pas les pratiquer.
§4.1–4.5 Après une parole sévère, le Pasteur explique que celui qui met réellement le Seigneur dans son cœur découvrira les commandements plus doux et plus praticables qu’il ne l’imaginait.
§4.6–4.7 Il demande de ne pas craindre le diable comme une puissance invincible.
§5.1–5.4 Hermas objecte pourtant que le diable semble dominer les humains. Le Pasteur répond qu’il peut lutter contre eux, mais non vaincre ceux qui mettent de tout leur cœur leur espérance en Dieu ; il les compare à des jarres pleines dans lesquelles il ne trouve pas de place.
§6.1–6.5 Le Pasteur conclut par une parole d’espérance aux pécheurs découragés : revenez au Seigneur, pratiquez désormais la justice, et il guérira les fautes passées. Celui qui purifie son cœur des désirs vains pourra garder les commandements et vivre devant Dieu.
Déployée
§1.1 Le Pasteur demande à Hermas de retirer de lui tout mauvais désir et de revêtir un désir bon et digne. Le désir bon permet de tenir le mauvais en bride.
§1.2 Le mauvais désir est décrit comme sauvage et difficile à apprivoiser, surtout chez ceux qui restent entièrement mêlés aux valeurs du monde présent.
§1.3 Hermas demande quelles œuvres de ce désir conduisent à la mort.
§2.1–2.3 Le Pasteur cite notamment le désir du conjoint d’autrui, le luxe de la richesse, les excès de nourriture et de boisson et les plaisirs vains. Celui qui s’y livre sans résistance devient leur esclave.
§2.4–2.5 Il faut donc revêtir le désir de justice et lui remettre la victoire : le bien ne consiste pas seulement à refuser un désir mauvais, mais à désirer activement justice, vérité et bien.
§3.1 Le bon désir se traduit par justice, vertu, vérité, crainte de Dieu, foi et douceur.
§3.2 Le Pasteur déclare alors terminés les douze commandements et demande à Hermas d’encourager ceux qui les entendent à une repentance pure pour le reste de leur vie.
§3.3 Il lui confie cette mission.
§3.4 Hermas admire les commandements mais demande s’ils ne sont pas trop difficiles pour l’être humain.
§3.5–3.6 Le Pasteur affirme qu’ils sont gardables dans la confiance pour celui qui se dispose à les garder ; penser d’avance qu’ils sont impossibles conduit à ne pas les pratiquer.
§4.1–4.5 Après une parole sévère, le Pasteur explique que celui qui met réellement le Seigneur dans son cœur découvrira les commandements plus doux et plus praticables qu’il ne l’imaginait.
§4.6–4.7 Il demande de ne pas craindre le diable comme une puissance invincible.
§5.1–5.4 Hermas objecte pourtant que le diable semble dominer les humains. Le Pasteur répond qu’il peut lutter contre eux, mais non vaincre ceux qui mettent de tout leur cœur leur espérance en Dieu ; il les compare à des jarres pleines dans lesquelles il ne trouve pas de place.
§6.1–6.5 Le Pasteur conclut par une parole d’espérance aux pécheurs découragés : revenez au Seigneur, pratiquez désormais la justice, et il guérira les fautes passées. Celui qui purifie son cœur des désirs vains pourra garder les commandements et vivre devant Dieu.
Littérale
§1.1 « Ôte de toi tout désir mauvais, et revêts le désir bon et digne ; revêtu de ce désir, tu haïras le mauvais désir et tu le tiendras en bride comme tu veux.
§1.2 Car le mauvais désir est sauvage et difficilement apprivoisé ; il est redoutable et consume fortement les hommes, surtout si un serviteur de Dieu tombe en lui sans être intelligent. Il consume ceux qui n’ont pas le vêtement du bon désir mais sont mêlés à ce siècle ; ceux-là, il les livre à la mort.
§1.3 — Quelles œuvres du mauvais désir livrent les hommes à la mort ? Fais-les-moi connaître.
§2.1 Au premier rang : désir d’une femme étrangère ou d’un homme, luxe de richesse, beaucoup de nourritures vaines, ivresses et autres plaisirs nombreux et fous.
§2.2–2.3 Ces désirs mauvais sont mortels pour les serviteurs de Dieu ; celui qui est dominé par eux et ne leur résiste pas mourra jusqu’au bout.
§2.4 Toi, revêts le désir de la justice, et t’étant armé de la crainte du Seigneur, résiste-leur. Si le mauvais désir te voit armé, il fuira loin de toi.
§2.5 Ayant vaincu et reçu la couronne contre lui, viens au désir de justice et remets-lui la victoire que tu as reçue ; sers-le comme il veut.
§3.1 — De quelles manières dois-je servir le bon désir ? — Travaille justice et vertu, vérité et crainte du Seigneur, foi et douceur et tous les biens semblables.
§3.2 Il acheva donc les douze commandements et me dit : Tu as ces commandements ; marche en eux et exhorte ceux qui les entendent afin que leur repentance devienne pure pendant les jours restants de leur vie.
§3.3 Accomplis soigneusement ce service que je te donne ; tu feras beaucoup, car tu trouveras grâce parmi ceux qui vont se repentir, et ils obéiront à tes paroles ; car je serai avec toi.
§3.4 — Seigneur, ces commandements sont grands, beaux et glorieux et capables de réjouir le cœur de l’homme qui peut les garder ; mais je ne sais pas s’ils peuvent être gardés par un homme, car ils sont très durs.
§3.5 — Si tu poses devant toi qu’ils peuvent être gardés, facilement tu les garderas et ils ne seront pas durs ; mais si monte déjà dans ton cœur qu’ils ne peuvent être gardés par un homme, tu ne les garderas pas.
§3.6 Si tu ne les gardes pas mais les négliges, tu n’auras pas salut, ni tes enfants ni ta maison, puisque tu t’es déjà jugé toi-même en disant qu’ils ne peuvent être gardés.
§4.1–4.5 Il me parla alors avec grande colère, puis, me voyant troublé, parla plus doucement : “Insensé, ne comprends-tu pas la gloire de Dieu ? L’homme à qui Dieu a soumis la création ne peut-il dominer aussi ces commandements ? Celui qui a le Seigneur dans son cœur le peut. Ceux qui ont le Seigneur sur les lèvres mais le cœur endurci les trouvent difficiles. Mettez le Seigneur dans votre cœur et vous connaîtrez qu’il n’y a rien de plus facile, plus doux ni plus apprivoisé que ces commandements.”
§4.6–4.7 “Retournez-vous, vous qui marchez dans les commandements difficiles et sauvages du diable, et ne le craignez pas ; sa peur n’a pas de nerf. Je serai avec vous, l’ange de la repentance qui domine sur lui.”
§5.1 — L’homme veut garder les commandements, mais le diable est dur et les domine.
§5.2 — Il ne peut dominer les serviteurs de Dieu qui espèrent en lui de tout leur cœur. Le diable peut lutter contre eux, mais il ne peut les terrasser. Résistez-lui, et vaincu il fuira honteux.
§5.3–5.4 Comme des jarres pleines de bon vin ne laissent pas de place, tandis que les jarres à moitié vides s’aigrissent vite, ainsi les pleins de foi lui résistent et les vides lui donnent une place.
§6.1–6.5 “Ne craignez pas le diable. J’ai été envoyé pour être avec ceux qui se repentent de tout leur cœur. Vous qui avez désespéré de votre vie à cause de vos péchés, retournez vers le Seigneur, pratiquez la justice pour le reste de vos jours et servez-le droitement : il fera guérison de vos fautes antérieures. Craignez celui qui peut sauver et perdre, gardez ces commandements. Tu les garderas si ton cœur devient pur vers le Seigneur ; et tous ceux qui purifient leur cœur des désirs vains de ce siècle vivront pour Dieu.”
Philologique
§1.1 « Ôte de toi tout désir mauvais, et revêts le désir bon et digne ; revêtu de ce désir, tu haïras le mauvais désir et tu le tiendras en bride comme tu veux.
§1.2 Car le mauvais désir est sauvage et difficilement apprivoisé ; il est redoutable et consume fortement les hommes, surtout si un serviteur de Dieu tombe en lui sans être intelligent. Il consume ceux qui n’ont pas le vêtement du bon désir mais sont mêlés à ce siècle ; ceux-là, il les livre à la mort.
§1.3 — Quelles œuvres du mauvais désir livrent les hommes à la mort ? Fais-les-moi connaître.
§2.1 Au premier rang : désir d’une femme étrangère ou d’un homme, luxe de richesse, beaucoup de nourritures vaines, ivresses et autres plaisirs nombreux et fous.
§2.2–2.3 Ces désirs mauvais sont mortels pour les serviteurs de Dieu ; celui qui est dominé par eux et ne leur résiste pas mourra jusqu’au bout.
§2.4 Toi, revêts le désir de la justice, et t’étant armé de la crainte du Seigneur, résiste-leur. Si le mauvais désir te voit armé, il fuira loin de toi.
§2.5 Ayant vaincu et reçu la couronne contre lui, viens au désir de justice et remets-lui la victoire que tu as reçue ; sers-le comme il veut.
§3.1 — De quelles manières dois-je servir le bon désir ? — Travaille justice et vertu, vérité et crainte du Seigneur, foi et douceur et tous les biens semblables.
§3.2 Il acheva donc les douze commandements et me dit : Tu as ces commandements ; marche en eux et exhorte ceux qui les entendent afin que leur repentance devienne pure pendant les jours restants de leur vie.
§3.3 Accomplis soigneusement ce service que je te donne ; tu feras beaucoup, car tu trouveras grâce parmi ceux qui vont se repentir, et ils obéiront à tes paroles ; car je serai avec toi.
§3.4 — Seigneur, ces commandements sont grands, beaux et glorieux et capables de réjouir le cœur de l’homme qui peut les garder ; mais je ne sais pas s’ils peuvent être gardés par un homme, car ils sont très durs.
§3.5 — Si tu poses devant toi qu’ils peuvent être gardés, facilement tu les garderas et ils ne seront pas durs ; mais si monte déjà dans ton cœur qu’ils ne peuvent être gardés par un homme, tu ne les garderas pas.
§3.6 Si tu ne les gardes pas mais les négliges, tu n’auras pas salut, ni tes enfants ni ta maison, puisque tu t’es déjà jugé toi-même en disant qu’ils ne peuvent être gardés.
§4.1–4.5 Il me parla alors avec grande colère, puis, me voyant troublé, parla plus doucement : “Insensé, ne comprends-tu pas la gloire de Dieu ? L’homme à qui Dieu a soumis la création ne peut-il dominer aussi ces commandements ? Celui qui a le Seigneur dans son cœur le peut. Ceux qui ont le Seigneur sur les lèvres mais le cœur endurci les trouvent difficiles. Mettez le Seigneur dans votre cœur et vous connaîtrez qu’il n’y a rien de plus facile, plus doux ni plus apprivoisé que ces commandements.”
§4.6–4.7 “Retournez-vous, vous qui marchez dans les commandements difficiles et sauvages du diable, et ne le craignez pas ; sa peur n’a pas de nerf. Je serai avec vous, l’ange de la repentance qui domine sur lui.”
§5.1 — L’homme veut garder les commandements, mais le diable est dur et les domine.
§5.2 — Il ne peut dominer les serviteurs de Dieu qui espèrent en lui de tout leur cœur. Le diable peut lutter contre eux (ἀντιπαλαῖσαι), mais il ne peut les terrasser (καταπαλαῖσαι). Résistez-lui, et vaincu il fuira honteux.
§5.3–5.4 Comme des jarres pleines de bon vin ne laissent pas de place, tandis que les jarres à moitié vides s’aigrissent vite, ainsi les pleins de foi lui résistent et les vides lui donnent une place.
§6.1–6.5 “Ne craignez pas le diable. J’ai été envoyé pour être avec ceux qui se repentent de tout leur cœur. Vous qui avez désespéré de votre vie à cause de vos péchés, retournez vers le Seigneur, pratiquez la justice pour le reste de vos jours et servez-le droitement : il fera guérison de vos fautes antérieures. Craignez celui qui peut sauver et perdre, gardez ces commandements. Tu les garderas si ton cœur devient pur vers le Seigneur ; et tous ceux qui purifient leur cœur des désirs vains de ce siècle vivront pour Dieu.”
Paraphrase
§1.1 Le Pasteur présente la vie morale comme un conflit de désirs : quitter le mauvais et choisir un désir bon et digne. Le désir bon permet de tenir le mauvais en bride.
§1.2 Le mauvais désir est décrit comme sauvage et difficile à apprivoiser, surtout chez ceux qui restent entièrement mêlés aux valeurs du monde présent.
§1.3 Hermas demande quelles œuvres de ce désir conduisent à la mort.
§2.1–2.3 Le Pasteur cite notamment le désir du conjoint d’autrui, le luxe de la richesse, les excès de nourriture et de boisson et les plaisirs vains. Celui qui s’y livre sans résistance devient leur esclave.
§2.4–2.5 Il faut donc revêtir le désir de justice et lui remettre la victoire : le bien ne consiste pas seulement à refuser un désir mauvais, mais à désirer activement justice, vérité et bien.
§3.1 Le bon désir se traduit par justice, vertu, vérité, crainte de Dieu, foi et douceur.
§3.2 Le Pasteur déclare alors terminés les douze commandements et demande à Hermas d’encourager ceux qui les entendent à une repentance pure pour le reste de leur vie.
§3.3 Il lui confie cette mission.
§3.4 Hermas admire les commandements mais demande s’ils ne sont pas trop difficiles pour l’être humain.
§3.5–3.6 Le Pasteur affirme qu’ils sont gardables pour celui qui se dispose à les garder ; penser d’avance qu’ils sont impossibles conduit à ne pas les pratiquer.
§4.1–4.5 Après une parole sévère, le Pasteur explique que celui qui met réellement le Seigneur dans son cœur découvrira les commandements plus doux et plus praticables qu’il ne l’imaginait.
§4.6–4.7 Il demande de ne pas craindre le diable comme une puissance invincible.
§5.1–5.4 Hermas objecte pourtant que le diable semble dominer les humains. Le Pasteur répond qu’il peut lutter contre eux, mais non vaincre ceux qui mettent de tout leur cœur leur espérance en Dieu ; il les compare à des jarres pleines dans lesquelles il ne trouve pas de place.
§6.1–6.5 Le Pasteur conclut par une parole d’espérance aux pécheurs découragés : revenez au Seigneur, pratiquez désormais la justice, et il guérira les fautes passées. Celui qui purifie son cœur des désirs vains pourra garder les commandements et vivre devant Dieu.
Texte source
§1.1 Λέγει μοι· Ἆρον ἀπὸ σεαυτοῦ πᾶσαν ἐπιθυμίαν πονηράν, ἔνδυσαι δὲ τὴν ἐπιθυμίαν τὴν ἀγαθὴν καὶ σεμνήν· ἐνδεδυμένος γὰρ τὴν ἐπιθυμίαν ταύτην μισήσεις τὴν πονηρὰν ἐπιθυμίαν καὶ χαλιναγωγήσεις αὐτήν, καθὼς βούλει. §1.2 ἀγρία γάρ ἐστιν ἡ ἐπιθυμία ἡ πονηρὰ καὶ δυσκόλως ἡμεροῦται. φοβερὰ γάρ ἐστι καὶ λίαν τῇ ἀγριότητι αὐτῆς δαπανᾷ τοὺς ἀνθρώπους· μάλιστα δὲ ἐὰν ἐμπέσῃ εἰς αὐτὴν δοῦλος θεοῦ καὶ μὴ ᾖ συνετός, δαπανᾶται ὑπ’ αὐτῆς δεινῶς· δαπανᾷ δὲ τοὺς τοιούτους τοὺς μὴ ἔχοντας ἔνδυμα τῆς ἐπιθυμίας τῆς ἀγαθῆς, ἀλλὰ ἐμπεφυρμένους τῷ αἰῶνι τούτῳ· τούτους οὖν παραδίδωσιν εἰς θάνατον. §1.3 Ποῖα, φημί, κύριε, ἔργα ἐστὶν τῆς ἐπιθυμίας τῆς πονηρᾶς τὰ παραδιδόντα τοὺς ἀνθρώπους εἰς θάνατον; γνώρισόν μοι, ἵνα ἀφέξωμαι ἀπ’ αὐτῶν. Ἄκουσον, φησίν, ἐν ποίοις ἔργοις θανατοῖ ἡ ἐπιθυμία ἡ πονηρὰ τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ. §2.1 Πάντων προέχουσα ἐπιθυμία γυναικὸς ἀλλοτρίας ἢ ἀνδρὸς καὶ πολυτελείας πλούτου καὶ ἐδεσμάτων πολλῶν ματαίων καὶ μεθυσμάτων καὶ ἑτέρων τρυφῶν πολλῶν καὶ μωρῶν· πᾶσα γὰρ τρυφὴ μωρά ἐστι καὶ κενὴ τοῖς δούλοις τοῦ θεοῦ. §2.2 αὗται οὖν αἱ ἐπιθυμίαι πονηραί εἰσι, θανατοῦσαι τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ· αὕτη γὰρ ἡ ἐπιθυμία ἡ πονηρὰ τοῦ διαβόλου θυγάτηρ ἐστίν. ἀπέχεσθαι οὖν δεῖ ἀπὸ τῶν ἐπιθυμιῶν τῶν πονηρῶν, ἵνα ἀποσχόμενοι ζήσητε τῷ θεῷ. §2.3 ὅσοι δὲ ἂν κατακυριευθῶσιν ὑπ’ αὐτῶν καὶ μὴ ἀντισταθῶσιν αὐταῖς, ἀποθανοῦνται εἰς τέλος· θανατώδεις γάρ εἰσιν αἱ ἐπιθυμίαι αὗται. §2.4 σὺ δὲ ἔνδυσαι τὴν ἐπιθυμίαν τῆς δικαιοσύνης, καὶ καθοπλισάμενος τὸν φόβον τοῦ κυρίου ἀντίστηθι αὐταῖς· ὁ γὰρ φόβος τοῦ θεοῦ κατοικεῖ ἐν τῇ ἐπιθυμίᾳ τῇ ἀγαθῇ. ἡ ἐπιθυμία ἡ πονηρὰ ἐὰν ἴδῃ σε καθωπλισμένον τῷ φόβῳ τοῦ θεοῦ καὶ ἀνθεστηκότα αὐτῇ, φεύξεται ἀπὸ σοῦ μακρὰν καὶ οὐκέτι σοι ὀφθήσεται φοβουμένη τὰ ὅπλα σου. §2.5 σὺ οὖν νικήσας καὶ στεφανωθεὶς κατ’ αὐτῆς ἐλθὲ πρὸς τὴν ἐπιθυμίαν τῆς δικαιοσύνης, καὶ παραδοὺς αὐτῇ τὸ νῖκος, ὃ ἔλαβες, δούλευσον αὐτῇ, καθὼς αὐτὴ βούλεται. ἐὰν δουλεύσῃς τῇ ἐπιθυμίᾳ τῇ ἀγαθῇ καὶ ὑποταγῇς αὐτῇ, δυνήσῃ τῆς ἐπιθυμίας τῆς πονηρᾶς κατακυριεῦσαι καὶ ὑποτάξαι αὐτήν, καθὼς βούλει. §3.1 Ἤθελον, φημί, κύριε, γνῶναι, ποίοις τρόποις με δεῖ δουλεῦσαι τῇ ἐπιθυμίᾳ τῇ ἀγαθῇ. Ἄκουε, φησίν· ἔργασαι δικαιοσύνην καὶ ἀρετήν, ἀλήθειαν καὶ φόβον κυρίου, πίστιν καὶ πραότητα καὶ ὅσα τούτοις ὅμοιά ἐστιν ἀγαθά. ταῦτα ἐργαζόμενος εὐάρεστος ἔσῃ δοῦλος τοῦ θεοῦ καὶ ζήσῃ αὐτῷ· καὶ πᾶς, ὃς ἂν δουλεύσῃ τῇ ἐπιθυμίᾳ τῇ ἀγαθῇ, ζήσεται τῷ θεῷ. §3.2 συνετέλεσεν οὖν τὰς ἐντολὰς τὰς δώδεκα καὶ λέγει μοι· Ἔχεις τὰς ἐντολὰς ταύτας· πορεύου ἐν αὐταῖς καὶ τοὺς ἀκούοντας παρακάλει, ἵνα ἡ μετάνοια αὐτῶν καθαρὰ γένηται τὰς λοιπὰς ἡμέρας τῆς ζωῆς αὐτῶν. §3.3 τὴν διακονίαν ταύτην, ἥν σοι δίδωμι, ἐκτέλει ἐπιμελῶς, καὶ πολὺ ἐργάσῃ· εὑρήσεις γὰρ χάριν ἐν τοῖς μέλλουσι μετανοεῖν, καὶ πεισθήσονταί σου τοῖς ῥήμασιν· ἐγὼ γὰρ μετὰ σοῦ ἔσομαι καὶ ἀναγκάσω αὐτοὺς πεισθῆναί σοι. §3.4 Λέγω αὐτῷ· Κύριε, αἱ ἐντολαὶ αὗται μεγάλαι καὶ καλαὶ καὶ ἔνδοξοί εἰσι καὶ δυνάμεναι εὐφρᾶναι καρδίαν ἀνθρώπου τοῦ δυναμένου τηρῆσαι αὐτάς. οὐκ οἶδα δέ, εἰ δύνανται αἱ ἐντολαὶ αὗται ὑπὸ ἀνθρώπου φυλαχθῆναι, διότι σκληραί εἰσι λίαν. §3.5 ἀποκριθεὶς λέγει μοι· Ἐὰν σὺ σεαυτῷ προθῇς, ὅτι δύνανται φυλαχθῆναι, εὐκόλως αὐτὰς φυλάξεις καὶ οὐκ ἔσονται σκληραί· ἐὰν δὲ ἐπὶ τὴν καρδίαν σου ἤδη ἀναβῇ μὴ δύνασθαι αὐτὰς ὑπὸ ἀνθρώπου φυλαχθῆναι, οὐ φυλάξεις αὐτάς. §3.6 νῦν δέ σοι λέγω· ἐὰν ταύτας μὴ φυλάξῃς, ἀλλὰ παρενθυμηθῇς, οὐχ ἕξεις σωτηρίαν οὔτε τὰ τέκνα σου οὔτε ὁ οἶκός σου. ἐπεὶ ἤδη σεαυτῷ κέκρικας τοῦ μὴ δύνασθαι τὰς ἐντολὰς ταύτας ὑπὸ ἀνθρώπου φυλαχθῆναι. §4.1 Καὶ ταῦτά μοι λίαν ὀργίλως ἐλάλησεν, ὥστε με συγχυθῆναι καὶ λίαν αὐτὸν φοβηθῆναι· ἡ μορφὴ γὰρ αὐτοῦ ἠλλοιώθη, ὥστε μὴ δύνασθαι ἄνθρωπον ὑπενεγκεῖν τὴν ὀργὴν αὐτοῦ. §4.2 ἰδὼν δέ με τεταραγμένον ὅλον καὶ συγκεχυμένον ἤρξατό μοι ἐπιεικέστερον καὶ ἱλαρώτερον λαλεῖν καὶ λέγει· Ἄφρον, ἀσύνετε καὶ δίψυχε, οὐ νοεῖς τὴν δόξαν τοῦ θεοῦ, πῶς μεγάλη ἐστὶ καὶ ἰσχυρὰ καὶ θαυμαστή, ὅτι ἔκτισε τὸν κόσμον ἕνεκα τοῦ ἀνθρώπου καὶ πᾶσαν τὴν κτίσιν αὐτοῦ ὑπέταξε τῷ ἀνθρώπῳ καὶ τὴν ἐξουσίαν πᾶσαν ἔδωκεν αὐτῷ τοῦ κατακυριεύειν τῶν ὑπὸ τὸν οὐρανὸν πάντων; §4.3 εἰ οὖν, φησίν, πάντων ὁ ἄνθρωπος κύριός ἐστι τῶν κτισμάτων τοῦ θεοῦ καὶ πάντων κατακυριεύει, οὐ δύναται καὶ τούτων τῶν ἐντολῶν κατακυριεῦσαι; δύναται, φησί, πάντων καὶ πασῶν τῶν ἐντολῶν τούτων κατακυριεῦσαι ὁ ἄνθρωπος ὁ ἔχων τὸν κύριον ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτοῦ. §4.4 οἱ δὲ ἐπὶ τοῖς χείλεσιν ἔχοντες τὸν κύριον, τὴν δὲ καρδίαν αὐτῶν πεπωρωμένην καὶ μακρὰν ὄντες ἀπὸ τοῦ κυρίου, ἐκείνοις αἱ ἐντολαὶ αὗται σκληραί εἰσι καὶ δύσβατοι. §4.5 θέσθε οὖν ὑμεῖς, οἱ κενοὶ καὶ ἐλαφροὶ ὄντες ἐν τῇ πίστει, τὸν κύριον ὑμῶν εἰς τὴν καρδίαν, καὶ γνώσεσθε, ὅτι οὐδέν ἐστιν εὐκοπώτερον τῶν ἐντολῶν τούτων οὔτε γλυκύτερον οὔτε ἡμερώτερον. §4.6 ἐπιστράφητε ὑμεῖς οἱ ταῖς ἐντολαῖς πορευόμενοι τοῦ διαβόλου, ταῖς δυσκόλοις καὶ πικραῖς καὶ ἀγρίαις καὶ ἀσελγέσι, καὶ μὴ φοβήθητε τὸν διάβολον, ὅτι ἐν αὐτῷ δύναμις οὐκ ἔστιν καθ’ ὑμῶν· §4.7 ἐγὼ γὰρ ἔσομαι μεθ’ ὑμῶν, ὁ ἄγγελος τῆς μετανοίας ὁ κατακυριεύων αὐτοῦ. ὁ διάβολος μόνον φόβον ἔχει, ὁ δὲ φόβος αὐτοῦ τόνον οὐκ ἔχει· μὴ φοβήθητε οὖν αὐτόν, καὶ φεύξεται ἀφ’ ὑμῶν. §5.1 Λέγω αὐτῷ· Κύριε, ἄκουσόν μου ὀλίγων ῥημάτων. Λέγε, φησίν, ὃ βούλει. Ὁ μὲν ἄνθρωπος, φημί, κύριε, πρόθυμός ἐστι τὰς ἐντολὰς τοῦ θεοῦ φυλάσσειν, καὶ οὐδείς ἐστιν ὁ μὴ αἰτούμενος παρὰ τοῦ κυρίου, ἵνα ἐνδυναμωθῇ ἐν ταῖς ἐντολαῖς αὐτοῦ καὶ ὑποταγῇ αὐταῖς· ἀλλ’ ὁ διάβολος σκληρός ἐστι καὶ καταδυναστεύει αὐτῶν. §5.2 Οὐ δύναται, φησί, καταδυναστεύειν τῶν δούλων τοῦ θεοῦ τῶν ἐξ ὅλης καρδίας ἐλπιζόντων ἐπ’ αὐτόν. δύναται ὁ διάβολος ἀντιπαλαῖσαι, καταπαλαῖσαι δὲ οὐ δύναται. ἐὰν οὖν ἀντισταθῆτε αὐτῷ, νικηθεὶς φεύξεται ἀφ’ ὑμῶν κατῃσχυμμένος. ὅσοι δέ, φησίν, ἀπόκενοί εἰσι, φοβοῦνται τὸν διάβολον ὡς δύναμιν ἔχοντα. §5.3 ὅταν ὁ ἄνθρωπος κεράμια ἱκανώτατα γεμίσῃ οἴνου καλοῦ καὶ ἐν τοῖς κεραμίοις ἐκείνοις ὀλίγα ἀπόκενα ᾖ, ἔρχεται ἐπὶ τὰ κεράμια καὶ οὐ κατανοεῖ τὰ πλήρη· οἶδε γάρ, ὅτι πλήρη εἰσί· κατανοεῖ δὲ τὰ ἀπόκενα, φοβούμενος, μήποτε ὤξισαν· ταχὺ γὰρ τὰ ἀπόκενα κεράμια ὀξίζουσι, καὶ ἀπόλλυται ἡ ἡδονὴ τοῦ οἴνου. §5.4 οὕτω καὶ ὁ διάβολος ἔρχεται ἐπὶ πάντας τοὺς δούλους τοῦ θεοῦ ἐκπειράζων αὐτούς. ὅσοι οὖν πλήρεις εἰσὶν ἐν τῇ πίστει, ἀνθεστήκασιν αὐτῷ ἰσχυρῶς, κἀκεῖνος ἀποχωρεῖ ἀπ’ αὐτῶν μὴ ἔχων τόπον, ποῦ εἰσέλθῃ. ἔρχεται οὖν τότε πρὸς τοὺς ἀποκένους καὶ ἔχων τόπον εἰσπορεύεται εἰς αὐτούς, καὶ ὃ δὲ βούλεται ἐν αὐτοῖς ἐργάζεται, καὶ γίνονται αὐτῷ ὑπόδουλοι. §6.1 Ἐγὼ δὲ ὑμῖν λέγω, ὁ ἄγγελος τῆς μετανοίας· μὴ φοβήθητε τὸν διάβολον. ἀπεστάλην γάρ, φησί, μεθ’ ὑμῶν εἶναι τῶν μετανοούντων ἐξ ὅλης καρδίας αὐτῶν καὶ ἰσχυροποιῆσαι αὐτοὺς ἐν τῇ πίστει. §6.2 πιστεύσατε οὖν τῷ θεῷ ὑμεῖς οἱ διὰ τὰς ἁμαρτίας ὑμῶν ἀπεγνωκότες τὴν ζωὴν ὑμῶν καὶ προστιθέντες ἁμαρτίαις καὶ καταβαρύνοντες τὴν ζωὴν ὑμῶν, ὅτι, ἐὰν ἐπιστραφῆτε πρὸς τὸν κύριον ἐξ ὅλης τῆς καρδίας ὑμῶν καὶ ἐργάσησθε τὴν δικαιοσύνην, τὰς λοιπὰς ἡμέρας τῆς ζωῆς ὑμῶν καὶ δουλεύσητε αὐτῷ ὀρθῶς κατὰ τὸ θέλημα αὐτοῦ, ποιήσει ἴασιν τοῖς προτέροις ὑμῶν ἁμαρτήμασι καὶ ἕξετε δύναμιν τοῦ κατακυριεῦσαι τῶν ἔργων τοῦ διαβόλου. τὴν δὲ ἀπειλὴν τοῦ διαβόλου ὅλως μὴ φοβήθητε· ἄτονος γάρ ἐστιν ὥσπερ νεκροῦ νεῦρα. §6.3 ἀκούσατε οὖν μου καὶ φοβήθητε τὸν πάντα δυνάμενον, σῶσαι καὶ ἀπολέσαι, καὶ τηρεῖτε τὰς ἐντολὰς ταύτας, καὶ ζήσεσθε τῷ θεῷ. §6.4 λέγω αὐτῷ· Κύριε, νῦν ἐνεδυναμώθην ἐν πᾶσι τοῖς δικαιώμασι τοῦ κυρίου, ὅτι σὺ μετ’ ἐμοῦ εἶ· καὶ οἶδα, ὅτι συγκόψεις τὴν δύναμιν τοῦ διαβόλου πᾶσαν καὶ ἡμεῖς αὐτοῦ κατακυριεύσομεν καὶ κατισχύσομεν πάντων τῶν ἔργων αὐτοῦ. καὶ ἐλπίζω, κύριε, δύνασθαί με τὰς ἐντολὰς ταύτας, ἃς ἐντέταλσαι, τοῦ κυρίου ἐνδυναμοῦντος φυλάξαι. §6.5 Φυλάξεις, φησίν, ἐὰν ἡ καρδία σου καθαρὰ γένηται πρὸς κύριον· καὶ πάντες δὲ φυλάξουσιν, ὅσοι ἂν καθαρίσωσιν ἑαυτῶν τὰς καρδίας ἀπὸ τῶν ματαίων ἐπιθυμιῶν τοῦ αἰῶνος τούτου, καὶ ζήσονται τῷ θεῷ.
Notes textuelles
- Hermas, Mandat XII — le contraste « désir mauvais / désir bon » montre que l’ascèse hermassienne vise la réorientation du désir, pas seulement sa suppression.
- Hermas, Mandat XII.3.5 — l’affirmation que les commandements sont faciles si l’on croit pouvoir les garder est une exhortation antique contre le fatalisme moral ; elle ne doit pas servir à culpabiliser les personnes confrontées à des difficultés psychologiques, sociales ou comportementales complexes.
- Hermas, Mandat XII.5.2 — ἀντιπαλαῖσαι / καταπαλαῖσαι distingue « lutter contre » et « terrasser » : le diable peut combattre, mais le texte nie qu’il puisse vaincre celui qui met pleinement son espérance en Dieu.
- Hermas, Mandat XII.6.2 — ποιήσει ἴασιν, « il fera guérison », présente le pardon des fautes passées sous une métaphore thérapeutique.
Architecture de l’ouvrage
Introductions des unités
Approfondir : composition, transmission et réception
Témoin de travail
Wikisource, traduction publique de J. B. Lightfoot ; source locale hermas-mandates/source/registry.json
Lecture éditoriale. Le témoin sert à cartographier le chapitre et préparer son introduction ; la validation finale doit revenir au texte critique et aux manuscrits pertinents.
Bibliographie de travail
- Carolyn Osiek, Shepherd of Hermas
- Harry O. Maier, Social Setting of Hermas
- Michael W. Holmes, The Apostolic Fathers
Passerelles
Pour situer, approfondir ou revenir au texte.