Bibliothèque ancienne · Introduction critique

Signe des mains, bois à niveau et libération des morts

La dernière ode reprend le signe des mains étendues et le bois mis à niveau, puis met en scène la descente au Shéol, l’appel des morts au Fils de Dieu et leur sortie vers la liberté.

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Texte — sept restitutions

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Clarté

§1 J’ai étendu mes mains et je me suis approché de mon Seigneur, car l’extension de mes mains est son signe.

§2 Mon extension est un bois à niveau, suspendu au-dessus de sa voie nivelée.

§3 Je suis devenu inutile pour ceux qui me connaissaient, parce que je fus caché à ceux qui ne me tenaient pas.

§4 Mais je serai auprès de ceux qui m’aiment.

§5 Tous mes persécuteurs sont morts, mais ceux qui espéraient en moi m’ont cherché parce que je suis vivant.

§6 Je me suis relevé pour moi-même et je suis avec eux ; je parlerai par leur bouche.

§7 Ils ont méprisé ceux qui les persécutaient, et j’ai placé sur eux le joug de mon amour.

§8 Comme le bras du fiancé repose sur la fiancée, ainsi mon joug repose sur ceux qui me connaissent.

§9 Comme une chambre nuptiale est dressée entre les époux, ainsi mon amour est sur ceux qui croient en moi.

§10 Je n’ai pas été rejeté, même si je l’ai semblé ; je n’ai pas péri, même si l’on a pensé cela de moi.

§11 Le Shéol m’a vu et a été affligé ; la mort m’a rendu, moi et beaucoup d’autres avec moi.

§12 Je suis devenu pour lui du vinaigre et de l’amertume ; je suis descendu avec lui jusqu’à toute la profondeur qui était en lui.

§13 Il relâcha pieds et tête, car il ne pouvait supporter mon visage.

§14 J’ai formé une assemblée de vivants parmi ses morts et je leur ai parlé avec des lèvres vivantes, afin que ma parole ne soit pas vaine.

§15 Ceux qui étaient morts coururent vers moi et crièrent : « Aie pitié de nous, Fils de Dieu ! »

§16 Agis envers nous selon ta douceur et fais-nous sortir des liens des ténèbres.

§17 Ouvre-nous la porte par laquelle nous sortirons vers toi, car nous voyons que notre mort ne s’approche pas de toi.

§18 Que nous aussi nous soyons sauvés avec toi, car tu es notre Sauveur.

§19 Alors j’ai entendu leur voix et j’ai placé leur foi dans mon cœur.

§20 J’ai placé mon nom sur leur tête, car ils sont des fils libres et ils m’appartiennent. Alléluia.

Lecture

§1 J’ai tendu les mains en m’approchant du Seigneur ; ce geste d’ouverture appartient au signe qui le manifeste.

§2 Mon déploiement est comme un bois horizontal, suspendu au-dessus de sa voie aplanie.

§3 Aux yeux de certains qui me connaissaient, je semblais n’être plus d’aucune utilité, car je devenais caché pour ceux qui ne me retenaient pas.

§4 Ma présence demeure réservée à ceux qui m’aiment et s’attachent à moi.

§5 Ceux qui me poursuivaient ont disparu ; ceux qui avaient placé leur espérance en moi se sont mis à me chercher, sachant que ma vie demeure.

§6 Je me suis levé et je demeure avec ceux qui m’espèrent ; ma parole passera désormais par leur propre bouche.

§7 Ils ne se sont plus laissés impressionner par leurs poursuivants ; sur eux, j’ai posé le joug qui vient de mon amour.

§8 Mon joug n’est pas celui d’un oppresseur : il ressemble au bras d’un époux posé sur son épouse.

§9 Mon amour couvre ceux qui croient en moi comme le dais ou la chambre préparée pour une union nuptiale.

§10 Même lorsque tout donnait l’impression que j’étais rejeté et perdu, ni le rejet ni la disparition n’ont réellement eu le dernier mot.

§11 Lorsque le Shéol m’a aperçu, il a été bouleversé ; la mort a dû me restituer, et avec moi beaucoup d’autres.

§12 Pour le Shéol, ma présence devint amère comme du vinaigre ; je descendis avec lui jusque dans ses profondeurs les plus extrêmes.

§13 Le domaine de la mort perdit sa prise jusque dans ses extrémités, incapable de soutenir ma présence.

§14 Au milieu des morts, j’ai constitué une communauté de vivants et leur ai adressé une parole vivante qui ne pouvait rester sans effet.

§15 Les morts eux-mêmes se précipitèrent vers moi en appelant : « Fils de Dieu, fais-nous grâce ! »

§16 Traite-nous selon ta bonté et délivre-nous des chaînes qui nous maintiennent dans l’obscurité.

§17 Donne-nous une issue qui mène jusqu’à toi ; nous comprenons maintenant que la mort qui nous retenait n’a aucun pouvoir pour t’atteindre.

§18 Fais-nous participer à ton propre salut, puisque c’est toi qui peux réellement nous délivrer.

§19 J’ai accueilli leur cri et gardé intérieurement la confiance qu’ils avaient placée en moi.

§20 Je leur ai donné mon nom comme marque d’appartenance et de liberté : ils sont désormais mes fils libres. Alléluia.

Proclamation

§1 J’ai étendu mes mains ; je me suis approché de mon Seigneur, car l’extension de mes mains est son signe.

§2 Mon extension : un bois nivelé, suspendu sur sa voie aplanie.

§3 Je suis devenu sans utilité pour ceux qui me connaissent, parce que je fus caché à ceux qui ne me tenaient pas.

§4 Je serai auprès de ceux qui m’aiment.

§5 Tous mes persécuteurs sont morts ; ceux qui espéraient en moi m’ont cherché, car je suis vivant.

§6 Je me suis levé et je suis avec eux ; je parlerai dans leurs bouches.

§7 Ils méprisèrent ceux qui les poursuivaient ; j’ai posé sur eux le joug de mon amour.

§8 Comme le bras du fiancé sur la fiancée, ainsi mon joug sur ceux qui me connaissent.

§9 Comme une chambre nuptiale dressée entre les époux, ainsi mon amour sur ceux qui croient en moi.

§10 Je n’ai pas été rejeté, même si je l’ai semblé ; je n’ai pas péri, même s’ils ont pensé ainsi de moi.

§11 Le Shéol me vit et fut affligé ; la mort me rendit, moi et beaucoup avec moi.

§12 Je fus pour lui vinaigre et amertumes ; je descendis avec lui autant qu’il y avait en lui de profondeur.

§13 Il relâcha les pieds et la tête, car il ne put supporter mon visage.

§14 J’ai fait une assemblée de vivants parmi ses morts ; je leur ai parlé avec des lèvres vivantes, afin que ma parole ne soit pas vaine.

§15 Les morts coururent vers moi ; ils crièrent : Aie pitié de nous, Fils de Dieu !

§16 Agis avec nous selon ta douceur ; fais-nous sortir des liens des ténèbres.

§17 Ouvre-nous la porte par laquelle nous sortirons vers toi ; nous voyons que notre mort ne s’approche pas de toi.

§18 Que nous aussi nous soyons sauvés avec toi, car tu es notre Sauveur.

§19 J’ai entendu leur voix ; j’ai placé leur foi dans mon cœur.

§20 J’ai placé mon nom sur leur tête, car ils sont des fils libres et ils sont à moi. Alléluia.

Déployée

§1 J’ai tendu les mains en m’approchant du Seigneur ; ce geste d’ouverture appartient au signe qui le manifeste.

§2 Mon extension est un bois mis à niveau, suspendu au-dessus de la voie que le Seigneur a rendue droite et plane.

§3 Aux yeux de certains qui me connaissaient, je semblais n’être plus d’aucune utilité, car je devenais caché pour ceux qui ne me retenaient pas.

§4 Ma présence demeure réservée à ceux qui m’aiment et s’attachent à moi.

§5 Ceux qui me poursuivaient ont disparu ; ceux qui avaient placé leur espérance en moi se sont mis à me chercher, sachant que ma vie demeure.

§6 Je me suis levé et je demeure avec ceux qui m’espèrent ; ma parole passera désormais par leur propre bouche.

§7 Ils ne se sont plus laissés impressionner par leurs poursuivants ; sur eux, j’ai posé le joug qui vient de mon amour.

§8 Mon joug n’est pas celui d’un oppresseur : il ressemble au bras d’un époux posé sur son épouse.

§9 Mon amour couvre ceux qui croient en moi comme le dais ou la chambre préparée pour une union nuptiale.

§10 Même lorsque tout donnait l’impression que j’étais rejeté et perdu, ni le rejet ni la disparition n’ont réellement eu le dernier mot.

§11 Lorsque le Shéol m’a aperçu, il a été bouleversé ; la mort a dû me restituer, et avec moi beaucoup d’autres.

§12 Pour le Shéol, ma présence devint amère comme du vinaigre ; je descendis avec lui jusque dans ses profondeurs les plus extrêmes.

§13 Le domaine de la mort perdit sa prise jusque dans ses extrémités, incapable de soutenir ma présence.

§14 J’ai constitué une assemblée de vivants parmi les morts du Shéol et leur ai parlé avec des lèvres vivantes, afin que mon message ne soit pas sans effet.

§15 Et ceux qui étaient morts coururent vers moi, et ils crièrent et dirent : Aie pitié de nous, Fils de Dieu.

§16 Traite-nous selon ta bonté et délivre-nous des chaînes qui nous maintiennent dans l’obscurité.

§17 Donne-nous une issue qui mène jusqu’à toi ; nous comprenons maintenant que la mort qui nous retenait n’a aucun pouvoir pour t’atteindre.

§18 Fais-nous participer à ton propre salut, puisque c’est toi qui peux réellement nous délivrer.

§19 J’ai accueilli leur cri et gardé intérieurement la confiance qu’ils avaient placée en moi.

§20 Je leur ai donné mon nom comme marque d’appartenance et de liberté : ils sont désormais mes fils libres. Alléluia.

Littérale

§1 J’ai étendu mes mains et je me suis approché de mon Seigneur, parce que l’extension de mes mains est son signe.

§2 Et mon extension est un bois à niveau, suspendu sur sa voie nivelée.

§3 Et je devins sans utilité pour ceux qui me connaissent, parce que je fus caché à ceux qui ne me tenaient pas.

§4 Et je serai auprès de ceux qui m’aiment.

§5 Tous ceux qui me poursuivaient moururent, et ceux qui espérèrent en moi me cherchèrent parce que je suis vivant.

§6 Et je me levai pour moi-même et je suis avec eux, et je parlerai par leurs bouches.

§7 Car ils méprisèrent ceux qui les poursuivaient, et je posai sur eux le joug de mon amour.

§8 Comme le bras du fiancé sur la fiancée, ainsi mon joug est sur ceux qui me connaissent.

§9 Et comme une chambre nuptiale qui est dressée entre les époux, ainsi mon amour est sur ceux qui croient en moi.

§10 Je ne fus pas rejeté, bien que je semblasse l’être, et je ne péris pas, bien qu’ils aient pensé à mon sujet.

§11 Le Shéol me vit et fut affligé, et la mort me rendit, moi et de nombreux autres avec moi.

§12 Je fus pour lui du vinaigre et des amertumes, et je descendis avec lui autant qu’il y avait en lui de profondeur.

§13 Et il relâcha pieds et tête parce qu’il ne put supporter mon visage.

§14 Et je fis une assemblée de vivants parmi ses morts, et je parlai vers eux avec des lèvres vivantes, afin que ma parole ne soit pas vaine.

§15 Et ceux qui étaient morts coururent vers moi, et ils crièrent et dirent : Aie pitié de nous, Fils de Dieu.

§16 Et agis avec nous selon ta douceur, et fais-nous sortir des liens des ténèbres.

§17 Et ouvre-nous la porte par laquelle nous sortirons vers toi, car nous voyons que notre mort ne s’approche pas de toi.

§18 Que nous aussi nous soyons sauvés avec toi, parce que tu es notre Sauveur.

§19 Mais moi, j’entendis leur voix et je plaçai leur foi dans mon cœur.

§20 Et je plaçai mon nom sur leur tête, parce qu’ils sont des fils libres et qu’ils sont à moi. Alléluia.

Philologique

§1 J’ai déployé mes mains et me suis approché de mon Seigneur, car l’étendue de mes mains est son signe.

§2 Mon déploiement est un bois plan, suspendu au-dessus de sa voie mise à niveau.

§3 Je suis devenu sans usage pour ceux qui me connaissaient, car je me suis caché à ceux qui ne me possédaient pas.

§4 Je demeurerai près de ceux qui m’aiment.

§5 Tous mes poursuivants sont morts, tandis que ceux qui se confiaient en moi m’ont cherché parce que je suis vivant.

§6 Je me suis relevé et demeure avec eux ; je parlerai au moyen de leurs bouches.

§7 Ils ont dédaigné leurs persécuteurs, et j’ai placé sur eux le joug de mon amour.

§8 Comme le bras de l’époux repose sur l’épouse, ainsi mon joug repose sur ceux qui me connaissent.

§9 Comme un pavillon nuptial tendu parmi les époux, ainsi mon amour repose sur ceux qui mettent leur foi en moi.

§10 Je n’ai pas été méprisé même si je l’ai paru, et je n’ai pas été détruit même s’ils l’ont conçu à mon sujet.

§11 Le Shéol m’a vu et s’est trouvé dans la douleur ; la Mort m’a rendu, avec beaucoup d’autres auprès de moi.

§12 Je suis devenu pour lui aigreur et amertume, et je suis descendu avec lui jusqu’à toute sa profondeur.

§13 Il lâcha les pieds et la tête, car il ne pouvait endurer ma face.

§14 J’ai constitué une assemblée de vivants parmi les morts du Shéol et leur ai parlé avec des lèvres vivantes, afin que mon message ne soit pas sans effet.

§15 Ceux qui étaient morts accoururent vers moi et s’écrièrent : « Fais-nous miséricorde, Fils de Dieu ! »

§16 Agis envers nous selon ta bienveillance et délivre-nous des entraves de l’obscurité.

§17 Ouvre pour nous le portail par lequel nous sortirons vers toi, car nous constatons que notre mort ne peut venir près de toi.

§18 Puissions-nous aussi être délivrés avec toi, car tu es notre Libérateur.

§19 J’ai entendu leur voix et déposé leur foi dans mon cœur.

§20 J’ai établi mon nom sur leur tête, car ils sont des enfants libres et m’appartiennent. Alléluia.

Paraphrase

§1 Mon geste d’approche engage tout le corps : mes mains s’ouvrent et deviennent un signe qui renvoie au Seigneur.

§2 Mon extension devient comme un bois de passage suspendu au-dessus d’une voie aplanie.

§3 Certains ont cru que ma présence n’avait plus de valeur parce qu’ils ne pouvaient plus me saisir ni me retenir.

§4 Je peux être caché aux uns tout en demeurant réellement présent auprès de ceux qui m’aiment.

§5 La persécution n’a pas eu le dernier mot : ceux qui voulaient ma fin disparaissent, tandis que ceux qui espèrent en moi découvrent que je vis.

§6 Ma vie devient aussi parole en eux : je suis avec eux et leur bouche peut porter ce que je dis.

§7 Ceux qui me suivent ne sont pas sans joug ; mais le joug que je leur donne est celui de l’amour.

§8 Le lien qui m’unit aux miens ressemble davantage à l’étreinte d’un époux qu’à une charge imposée par la force.

§9 Ceux qui croient en moi vivent sous un amour qui les enveloppe comme l’espace préparé pour une union.

§10 Ce que les observateurs prenaient pour ma fin n’était qu’une apparence : je n’ai été ni définitivement rejeté ni détruit.

§11 Ma présence dans le domaine des morts inverse la situation : ce n’est pas moi qui reste prisonnier, c’est la mort qui doit rendre ses captifs.

§12 Celui qui voulait m’engloutir a découvert en moi quelque chose qu’il ne pouvait digérer : je suis descendu jusqu’au fond même de son domaine.

§13 Face à moi, la mort perd sa maîtrise : elle ne peut supporter ma présence et commence à lâcher ce qu’elle retenait.

§14 Même au milieu des morts, une communauté de vivants devient possible lorsque ma parole les atteint.

§15 Ceux qui n’avaient plus de voix se mettent à courir et à crier vers le Fils de Dieu pour demander la vie.

§16 Que ta bonté ne reste pas seulement un sentiment : qu’elle brise les chaînes qui nous retiennent dans les ténèbres.

§17 Nous voulons sortir de ce domaine pour aller vers toi, parce que nous voyons maintenant que la mort ne peut pas te saisir.

§18 Puisque tu es le Sauveur, fais que ta sortie devienne aussi la nôtre.

§19 Leur cri n’est pas resté sans réponse : je l’ai entendu et j’ai reçu leur confiance au plus profond de moi.

§20 Ceux qui étaient captifs de la mort reçoivent finalement une nouvelle identité : mon nom, la liberté et l’appartenance filiale. Alléluia.

Notes textuelles

Place dans l’ouvrage

Dans la collection

Ode 42 sur 42. La collection progresse par hymnes autonomes mais partage un langage récurrent de lumière, eau vive, amour, Esprit, connaissance, salut et union au Seigneur.

Parcours de l’unité

Signe des mains, bois à niveau et libération des mortsOde 42

Clés de lecture

Approfondir : composition, transmission et réception

État du texte

établi dans ses grandes lignes

Le syriaque constitue le témoin principal de la collection ; des témoins coptes, grecs et latins complètent ponctuellement la transmission.

Lecture éditoriale. Les lacunes sont affichées comme telles ; aucune restitution conjecturale ne remplace un texte perdu.

Milieu et datation

discuté

La collection est généralement située dans les premiers siècles chrétiens, avec un fort arrière-plan scripturaire et judéo-chrétien ; sa datation, son milieu précis et son unité d’auteur restent débattus.

Lecture éditoriale. Éviter de transformer les rapprochements johanniques, liturgiques ou gnostiques proposés par l’ancienne recherche en dépendances certaines.

Bibliographie de travail

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