Bibliothèque ancienne · Introduction critique

Sous les ailes de l’Esprit, fidèle dans l’épreuve

L’Esprit couvre le cœur comme des ailes maternelles ; la foi donne repos et demeure ferme face aux adversaires et à la menace de mort.

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Texte — sept restitutions

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Clarté

§1 Comme les ailes des colombes sont sur leurs petits et que le bec des petits est tourné vers le bec de leurs mères, ainsi les ailes de l’Esprit sont sur mon cœur.

§2 Mon cœur goûte la douceur et se réjouit comme un enfant qui tressaille dans le ventre de sa mère.

§3 J’ai cru, et c’est pourquoi j’ai trouvé le repos, car celui en qui j’ai cru est fidèle.

§4 Il m’a béni d’une bénédiction, et ma tête est tournée vers lui.

§5 Ni l’épée ni le glaive ne me sépareront de lui.

§6 Car j’ai été préparé avant que la destruction n’arrive, et j’ai été placé dans ses ailes incorruptibles.

§7 La vie immortelle m’a embrassé et m’a donné un baiser.

§8 De cette vie vient l’Esprit qui est en moi ; il ne peut mourir, car il est vie.

§9 Ceux qui me voyaient furent étonnés, parce que j’étais persécuté.

§10 Ils pensèrent que j’avais été englouti, car je leur paraissais comme l’un des perdus.

§11 Mais mon oppression est devenue pour moi salut.

§12 Je suis devenu leur objet de mépris, car il n’y avait en moi aucune jalousie.

§13 Parce que je faisais du bien à tous, j’ai été haï.

§14 Ils m’entourèrent comme des chiens enragés, eux qui, sans connaissance, se tournent contre leurs maîtres.

§15 Car leur pensée est corrompue et leur intelligence déformée.

§16 Mais moi, je tenais de l’eau dans ma droite et je portais leur amertume dans ma douceur.

§17 Je n’ai pas péri, car je n’étais pas leur frère, et ma naissance n’était pas semblable à la leur.

§18 Ils cherchèrent ma mort et ne la trouvèrent pas, car j’étais plus ancien que leur souvenir ; en vain ils menaçaient contre moi.

§19 Ceux qui venaient après moi cherchaient gratuitement à détruire le souvenir de celui qui était avant eux.

§20 Car on ne devance pas la pensée du Très-Haut, et son cœur est supérieur à toute sagesse. Alléluia.

Lecture

§1 Comme des colombes couvrent leurs petits de leurs ailes et les nourrissent bec contre bec, ainsi l’Esprit étend ses ailes sur mon cœur.

§2 Mon cœur est rempli de douceur et bondit de joie, comme un enfant encore porté dans le ventre maternel.

§3 Ma confiance m’a conduit au repos, parce que celui auquel je me suis confié est digne de foi.

§4 Il m’a couvert de bénédiction ; désormais, tout mon être reste orienté vers lui.

§5 Aucune arme ne pourra me couper de celui auquel je suis uni.

§6 Avant l’arrivée du désastre, Dieu m’avait déjà préparé et mis à l’abri sous des ailes que rien ne détruit.

§7 Une vie que la mort ne peut vaincre m’a entouré comme dans une étreinte et m’a embrassé.

§8 L’Esprit qui m’habite procède de cette vie immortelle ; il ne peut être livré à la mort, puisqu’il est lui-même vie.

§9 Ceux qui me regardaient ne comprenaient pas comment cette vie pouvait coexister avec la persécution que je subissais.

§10 Ils me crurent déjà anéanti, parce qu’à leurs yeux je ressemblais à ceux qui avaient disparu.

§11 Ce qui devait m’écraser s’est transformé pour moi en moyen de délivrance.

§12 Ils me traitaient avec dédain, mais je ne leur répondais pas par l’envie ou la rivalité.

§13 Ma volonté de faire le bien à chacun a pourtant provoqué la haine contre moi.

§14 Ils m’encerclèrent comme des chiens devenus fous, incapables même de reconnaître ceux auxquels ils appartiennent.

§15 Le problème vient de l’intérieur : leur manière de penser s’est corrompue et leur jugement s’est déformé.

§16 Face à leur amertume, je gardais dans ma main droite de l’eau et je répondais à leur dureté par ma propre douceur.

§17 Je n’ai pas été détruit, car je ne partageais pas leur origine profonde ; ma naissance n’était pas de la même nature que la leur.

§18 Ils voulurent me faire mourir, mais ne purent atteindre ma vie ; j’étais antérieur à ce qu’ils pouvaient même se rappeler, et leurs menaces furent vaines.

§19 Ceux qui me suivaient voulaient effacer la mémoire de celui qui les précédait, mais leur effort était sans fondement.

§20 Nul ne peut prendre de vitesse le dessein du Très-Haut ; son intelligence intérieure dépasse toute sagesse humaine. Alléluia.

Proclamation

§1 Comme les ailes des colombes sur leurs petits, leurs becs vers les becs de leurs mères, ainsi les ailes de l’Esprit sur mon cœur.

§2 Mon cœur se délecte et se réjouit, comme l’enfant qui se réjouit dans le ventre de sa mère.

§3 J’ai cru ; c’est pourquoi je me suis reposé, car fidèle est celui en qui j’ai cru.

§4 Il m’a béni de bénédiction ; ma tête est vers lui.

§5 L’épée ne me séparera pas de lui, ni le glaive.

§6 J’ai été préparé avant que la destruction soit ; j’ai été placé dans ses ailes sans corruption.

§7 La vie sans mort m’a embrassé ; elle m’a donné un baiser.

§8 D’eux vient l’Esprit qui est en moi ; il ne peut mourir, car il est vie.

§9 Ceux qui me voyaient furent étonnés, car j’étais persécuté.

§10 Ils pensèrent que j’avais été englouti ; je leur apparus comme l’un des perdus.

§11 Mon oppression devint mon salut.

§12 Je devins leur mépris, car il n’y avait pas de jalousie en moi.

§13 Je faisais du bien à tous ; c’est pourquoi j’ai été haï.

§14 Ils m’entourèrent comme des chiens fous, eux qui sans connaissance vont contre leurs maîtres.

§15 Leur pensée est corrompue ; leur intelligence est changée.

§16 Moi, je tenais des eaux dans ma droite ; je portais leur amertume dans ma douceur.

§17 Je n’ai pas péri, car je n’étais pas leur frère ; ma naissance n’était pas comme la leur.

§18 Ils cherchèrent ma mort, ils ne la trouvèrent pas ; j’étais plus ancien que leur souvenir, et ils menaçaient en vain contre moi.

§19 Ceux qui étaient après moi cherchaient en vain à détruire la mémoire de celui qui était avant eux.

§20 On ne devance pas la pensée du Très-Haut ; son cœur est supérieur à toute sagesse. Alléluia.

Déployée

§1 Comme des colombes couvrent leurs petits de leurs ailes et les nourrissent bec contre bec, ainsi l’Esprit étend ses ailes sur mon cœur.

§2 Le cœur du chanteur est comparé à un enfant qui tressaille de joie dans le sein maternel.

§3 La foi du chanteur conduit au repos parce qu’elle repose sur la fidélité de celui en qui il croit.

§4 La bénédiction divine est suivie d’une orientation de la tête vers Dieu.

§5 Aucune arme ne pourra me couper de celui auquel je suis uni.

§6 Avant l’arrivée du désastre, Dieu m’avait déjà préparé et mis à l’abri sous des ailes que rien ne détruit.

§7 Une vie que la mort ne peut vaincre m’a entouré comme dans une étreinte et m’a embrassé.

§8 L’Esprit qui m’habite procède de cette vie immortelle ; il ne peut être livré à la mort, puisqu’il est lui-même vie.

§9 Ceux qui me regardaient ne comprenaient pas comment cette vie pouvait coexister avec la persécution que je subissais.

§10 Les observateurs interprètent la persécution comme disparition définitive du locuteur.

§11 Ce qui devait m’écraser s’est transformé pour moi en moyen de délivrance.

§12 Ils me traitaient avec dédain, mais je ne leur répondais pas par l’envie ou la rivalité.

§13 Ma volonté de faire le bien à chacun a pourtant provoqué la haine contre moi.

§14 Ils m’encerclèrent comme des chiens devenus fous, incapables même de reconnaître ceux auxquels ils appartiennent.

§15 Le problème vient de l’intérieur : leur manière de penser s’est corrompue et leur jugement s’est déformé.

§16 Face à leur amertume, je gardais dans ma main droite de l’eau et je répondais à leur dureté par ma propre douceur.

§17 Je n’ai pas été détruit, car je ne partageais pas leur origine profonde ; ma naissance n’était pas de la même nature que la leur.

§18 Ils voulurent me faire mourir, mais ne purent atteindre ma vie ; j’étais antérieur à ce qu’ils pouvaient même se rappeler, et leurs menaces furent vaines.

§19 Ceux qui me suivaient voulaient effacer la mémoire de celui qui les précédait, mais leur effort était sans fondement.

§20 Nul ne peut prendre de vitesse le dessein du Très-Haut ; son intelligence intérieure dépasse toute sagesse humaine. Alléluia.

Littérale

§1 Comme les ailes des colombes sont sur leurs petits, et les bouches de leurs petits vers leurs bouches, ainsi aussi les ailes de l’Esprit sont sur mon cœur.

§2 Mon cœur se délecte et se réjouit comme un enfant qui se réjouit dans le ventre de sa mère.

§3 J’ai cru ; pour cette raison aussi je me suis reposé, parce que fidèle est celui en qui j’ai cru.

§4 Par une bénédiction il m’a béni, et ma tête est vers lui.

§5 Et l’épée ne me séparera pas de lui, ni le glaive.

§6 Car j’ai été préparé avant que la destruction ne soit, et j’ai été placé dans ses ailes sans corruption.

§7 Et la vie sans mort m’embrassa et me donna un baiser.

§8 Et d’eux est l’Esprit qui est en moi, et il ne peut mourir, parce qu’il est vie.

§9 Ceux qui me voyaient s’étonnèrent, parce que j’étais poursuivi.

§10 Et ils pensèrent que j’avais été englouti, parce que je leur apparus comme l’un des perdus.

§11 Mais mon injustice subie devint pour moi salut.

§12 Et je devins leur mépris, parce qu’il n’y avait pas de jalousie en moi.

§13 Parce que je faisais de bonnes choses à chacun, j’ai été haï.

§14 Et ils m’entourèrent comme des chiens fous, ceux qui sans connaissance vont contre leurs maîtres.

§15 Parce que leur pensée est corruptrice et leur intelligence altérée.

§16 Mais moi, je tenais des eaux dans ma droite et je portais leur amertume par ma douceur.

§17 Et je n’ai pas péri, parce que je n’étais pas leur frère, ni non plus ma naissance comme la leur.

§18 Ils cherchèrent ma mort et ne la trouvèrent pas, parce que j’étais plus ancien que leur souvenir ; et vainement ils soufflaient contre moi.

§19 Et ceux qui étaient après moi cherchaient gratuitement à détruire le souvenir de celui qui était avant eux.

§20 Car la pensée du Très-Haut ne peut être devancée, et son cœur est plus excellent que toute sagesse. Alléluia.

Philologique

§1 Comme les ailes des colombes couvrent leurs oisillons et que leurs becs se tournent vers ceux de leurs mères, ainsi les ailes de l’Esprit reposent sur mon cœur.

§2 Mon cœur éprouve la douceur et exulte comme un enfant qui tressaille dans le ventre de sa mère.

§3 J’ai placé ma foi et j’ai trouvé le repos, car celui en qui j’ai cru est fidèle.

§4 Il m’a béni pleinement, et ma tête demeure tournée vers lui.

§5 Ni l’épée ni le sabre ne me diviseront d’avec lui.

§6 J’ai été disposé avant que la perdition ne vienne, et établi dans ses ailes incorruptibles.

§7 La vie immortelle m’a étreint et m’a embrassé.

§8 De cette réalité vivante vient l’Esprit qui est en moi ; il ne peut mourir, car il est vie.

§9 Ceux qui me regardaient furent stupéfaits, parce que j’étais persécuté.

§10 Ils crurent que j’avais été dévoré, car je leur sembla semblable à l’un de ceux qui périssent.

§11 Mon oppression est devenue ma délivrance.

§12 Je suis devenu l’objet de leur dérision, car aucune jalousie n’était en moi.

§13 Parce que j’accomplissais le bien envers tous, j’ai été pris en haine.

§14 Ils m’ont encerclé tels des chiens furieux, qui dans leur ignorance se jettent contre leurs propres maîtres.

§15 Leur pensée est corrompue et leur entendement transformé.

§16 Je retenais des eaux dans ma main droite et je supportais leur amertume dans ma douceur.

§17 Je ne suis pas mort, car je n’étais pas leur frère et mon origine n’était pas semblable à la leur.

§18 Ils recherchèrent ma mort sans la trouver, car j’étais plus ancien que leur mémoire ; leurs menaces contre moi étaient vaines.

§19 Ceux qui venaient derrière moi voulaient en vain abolir la mémoire de celui qui les précédait.

§20 Car nul ne précède le dessein du Très-Haut, et son cœur est supérieur à toute sagesse. Alléluia.

Paraphrase

§1 Je suis sous l’Esprit comme un petit sous les ailes de sa mère : protégé, nourri et gardé au plus près.

§2 La joie est devenue si intérieure qu’elle ressemble au mouvement d’un enfant encore caché dans sa mère.

§3 Je peux cesser de me défendre sans cesse : celui auquel je me confie est fidèle et me donne le repos.

§4 Sa bénédiction me redresse et oriente mon regard : je demeure tourné vers lui.

§5 Même la violence la plus directe ne peut couper le lien qui m’unit à lui.

§6 Le danger n’a pas pris Dieu au dépourvu : ma protection était déjà préparée avant que la destruction n’arrive.

§7 La vie ne m’est pas seulement donnée comme une idée : elle vient à moi, m’entoure et m’embrasse.

§8 Ce qui vit en moi appartient déjà à la vie immortelle ; la mort ne peut donc pas le posséder.

§9 Ceux qui me voyaient ne comprenaient pas : extérieurement je semblais traqué, mais une autre vie demeurait en moi.

§10 À leurs yeux, mon histoire était terminée : ils me comptaient déjà parmi ceux qui avaient disparu.

§11 Ce qui était destiné à me perdre est devenu le chemin même par lequel j’ai été sauvé.

§12 Leur mépris n’a pas réussi à produire en moi la même violence intérieure : je n’ai pas répondu par la rivalité.

§13 Je n’étais pas haï pour avoir fait le mal : même le bien offert à tous a suscité l’hostilité.

§14 Leur violence est devenue aveugle au point qu’ils ressemblent à des chiens qui ne reconnaissent même plus leur maître.

§15 Leur violence vient d’un regard faussé : leur pensée ne voit plus les choses telles qu’elles sont.

§16 Ils me donnaient leur amertume ; je ne leur rendais pas la même chose, mais je la portais avec douceur.

§17 Leur pouvoir ne peut pas me définir complètement, parce que mon origine et mon appartenance ne sont pas les mêmes que les leurs.

§18 Ils voulaient supprimer une vie dont ils ne comprenaient même pas l’origine ; leurs menaces ne pouvaient atteindre ce qui les précédait.

§19 Ils peuvent venir après et tenter d’effacer ce qui les précède, mais ils ne peuvent réécrire l’origine.

§20 Les adversaires arrivent toujours trop tard face à Dieu : son dessein les précède et sa sagesse dépasse la leur. Alléluia.

Notes textuelles

Place dans l’ouvrage

Dans la collection

Ode 28 sur 42. La collection progresse par hymnes autonomes mais partage un langage récurrent de lumière, eau vive, amour, Esprit, connaissance, salut et union au Seigneur.

Parcours de l’unité

Sous les ailes de l’Esprit, fidèle dans l’épreuveOde 28

Clés de lecture

Approfondir : composition, transmission et réception

État du texte

établi dans ses grandes lignes

Le syriaque constitue le témoin principal de la collection ; des témoins coptes, grecs et latins complètent ponctuellement la transmission.

Lecture éditoriale. Les lacunes sont affichées comme telles ; aucune restitution conjecturale ne remplace un texte perdu.

Milieu et datation

discuté

La collection est généralement située dans les premiers siècles chrétiens, avec un fort arrière-plan scripturaire et judéo-chrétien ; sa datation, son milieu précis et son unité d’auteur restent débattus.

Lecture éditoriale. Éviter de transformer les rapprochements johanniques, liturgiques ou gnostiques proposés par l’ancienne recherche en dépendances certaines.

Bibliographie de travail

Passerelles

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